Qui ne connaît pas les sandales CROCS? Cet immense succès commercial est le fruit du travail des quelque 800 employés de Créations Foam, dont la principale usine est située sur la rue des Tanneurs à Québec.
Si aujourd’hui la NFL, la LNH et Disney ont tous leur ligne de sandales CROCS, c’est en raison du flair de Marie-Claude de Billy et de Andrew Reddyhoff, fondateurs de Créations Foam.
L’entreprise a fait ses premiers pas en produisant des roues de tricycle pour enfants en 1995. Conscients du potentiel de développement que recelait la technologie de moulage de plastique expansé, les propriétaires ont mis l’accent sur la recherche et le développement.
Quelques années plus tard, Créations Foam possèdent des usines aux États-Unis et au Mexique, en plus de sa principale à Québec. La gamme de produits va des oreillers pour spa aux célèbres sandales colorées en passant par les bottes d’hiver pour enfants. L’entreprise est abondamment citée comme un exemple de succès.
«L’innovation a joué un rôle crucial pour nous, confirme Mme de Billy. C’est ce qui nous a permis de nous démarquer, de quitter la phase de démarrage et de passer en phase de croissance.»
Dernier né de cette recherche constante d’innovation, la sandale Mangrove chaussera ses premiers pieds au printemps. Plus enveloppante que le modèle phare de CROCS, elle présente toutes les caractéristiques qui ont fait le succès de la ligne.
«Ces sandales seront disponibles cet été à notre nouvelle boutique de la rue Saint-Jean, annonce Mme de Billy. Les gens pourront également y voir toute la gamme de nos produits, dont des vêtements et des sacs à dos!»
Profitant de son statut de porte-parole pour Imagine! L'événement de l'innovation, Marie-Claude de Billy lance un appel à la communauté d'affaires.
«Pourquoi ne pas se rassembler et créer un fonds dédié aux jeunes qui poursuivent des études en sciences et technologies? On met souvent la faute sur le gouvernement, mais il faut aller plus loin que ça. On doit aussi prendre nos responsabilités comme entreprises et nous ne sommes pas obligés de mettre des fortunes pour que ça fonctionne,» insiste celle dont l'entreprise offre un programme spécial pour le retour aux études de ses employés. «C'est notre relève et toute la société peut en profiter», rappelle Mme de Billy.
