Jouant à fond son côté vert, le chef du PLC estime qu'un dossier comme celui de Shannon se retrouverait certainement sur le dessus de la pile s'il devenait premier ministre du Canada. «Ça va avec mes priorités dont font partie la décontamination des sols, la pureté de l'eau et la sécurité de la population», précise-t-il.
Lieutenante de Stéphane Dion au Québec, la sénatrice Céline Hervieux-Payette, se fait encore plus tranchante. «Les dépenses du ministère de la Défense ont augmenté de façon exponentielle la plupart sans appels d'offres alors ils pourraient bien régler un petit dossier de quelques millions, souligne-t-elle. Ils ont dépensé quelque chose comme 33 G$ sans appel d'offres.»
Le chef du PLC marche sur des œufs quand il est question du projet Rabaska, dont il s'est occupé alors qu'il était ministre de l'Environnement sous le règne de Paul Martin. «Les deux gouvernements ont conclu avec leurs évaluations environnementales que le projet pouvait aller de l'avant, mais je n'ai pas toute l'information qu'ils ont, soutient-il. Il faudrait que j'aie toute l'information pour pouvoir me prononcer.»
Mais ce dernier estime toutefois que c'est le genre d'enjeu auquel les gouvernements seront de plus en plus confrontés au cours des prochaines années. «Ce sont ces enjeux-là dont je voudrais être un des leaders non seulement pour le Canada, mais pour le monde», indique-t-il.
Une chose est certaine, Stéphane Dion voit d'un très bon œil la mise en marche d'un train rapide entre Québec et Windsor un projet qui, à ses dires, correspond à ses objectifs tant du point de vue environnemental qu'économique. «Si on pouvait faire le trajet Québec Montréal en deux heures plutôt que trois, ce serait une énorme différence, dit-il, rappelant que 85% du transport entre les deux villes passe par la route. Je suis certain que les gens l'utiliseraient.»
Ce dernier se fait plutôt cinglant envers les Conservateurs quand il est question du pont de Québec dont l'état de délabrement fait régulièrement la manchette dans la région. Rappelons que la responsabilité de sa restauration fait actuellement l'objet d'un bras de fer devant les tribunaux entre le Canadien national et le fédéral qui avait été initié à par le gouvernement libéral de Paul Martin.
«Il était complètement irresponsable de leur part de dire en campagne électorale qu'ils allaient aller de l'avant quelle que soit la poursuite en cour, signale-t-il. C'est une promesse qu'ils n'ont pas pu honorer. Une de plus.»
Stéphane Dion assure qu'il ne se fera pas élire sous de fausses représentations. «Quand je m'engage, c'est que je peux livrer», promet-il.
