À chaque mois d'août, les Québécois ont la possibilité de renouer avec le passé. Cette année ne fait pas exception et l'édition 2008 du Mois de l’archéologie offre l’occasion de découvrir une vingtaine de lieux archéologiques et historiques dans la grande région de Québec seulement.
Dans la Jacques-Cartier, à la pointe nord du lac Saint-Charles s'étendent les Marais du Nord. Outre une faune et une flore abondante, les Marais cachent les vestiges de campements amérindiens qui remontent à plus de 1 000 ans. Le 17 août, de 12h à 16h, des membres de l'école de fouille de l'Université Laval rencontreront les visiteurs pour faire découvrir ce site rempli d'histoire.
On accède aux Marais en se présentant au 1100, chemin de la Grande Ligne. L'entrée est gratuite pour les détenteurs d'un laissez-passer annuel des Marais du Nord. Autrement, des frais de 3,50 $ s'appliquent pour l'accès aux sentiers.
Les activités du Mois de l'archéologie lèvent le voile sur une histoire qui remonte à beaucoup plus loin que l'arrivée de Jacques Cartier en 1534. En effet, l'archéologie atteste que la première occupation du territoire québécois remonte à plus de 12 000 ans. À cette époque, des groupes de chasseurs amérindiens suivant le caribou sont venus s’installer dans un territoire encore inoccupé.
L’archéologie nous apprend aussi que vers 4 000 ans avant aujourd’hui, les Autochtones occupant le territoire québécois entretenaient un réseau commercial avec la région des Grands Lacs et que vers l’an 1000 de notre ère, d’autres liens économiques existaient avec des régions de l’État de New York.
Au même moment, des Norois (Vikings) explorent la côte atlantique, suivis vers la fin du 15e siècle par des explorateurs portugais, italiens, français et espagnols. Au 16e siècle, des pêcheurs basques remontent le Saint-Laurent et exploitent les ressources du Nouveau Monde, en particulier la morue, le loup-marin et la baleine.
Au début du 17e siècle, le peuplement européen s'amorce lentement. Conflits armés conquête anglaise de 1760, exploitation forestière, développement du transport ferroviaire, routier et maritime, industrialisation, urbanisation meublent les siècles suivants et laissent d'importantes traces dans le sol québécois que le public est invité à découvrir tout au long du mois.<@S2>(JPL)
