La grange du presbytère renaît



La grange du presbytère renaît

La grange du presbytère renaît

Publié le 8 Juin 2009
Publié le 7 Mai 2010
Amélie Deschênes RSS Feed

Après avoir subi une cure de rajeunissement, la grange-étable du presbytère Saint-Edmond de Stoneham a rouvert officiellement ses portes le 30 mai et deviendra le théâtre de diverses activités sociales, culturelles et communautaire.

Sujets :
Capitale-Nationale , Chaudière-Appalaches

Construit en 1875, ce bâtiment du patrimoine agricole religieux était en piteux état lorsque l’idée de le restaurer a été soulevée, mais «il méritait d’être préservé, puisque les pièces maîtresses étaient en bon état», souligne la mairesse des Cantons-Unis de Stoneham-et-Tewkesbury, Gaétane G. Saint-Laurent.

En effet, la structure du bâtiment, faite de poutres et de colonnes équarries à la hache, assemblées par tenons et mortaises, a su traverser les années. On ne pouvait toutefois pas en dire autant du revêtement extérieur de bois. En plus, le bâtiment avait été vandalisé et «on craignait qu’il se détériore et soit la proie du feu», indique la directrice générale de la municipalité, Fabienne Mathieu.

La grange a donc été soulevée puis déplacée le temps de construire des fondations, puisque le bâtiment était sur terre battue. Le revêtement extérieur a été changé, la structure solidifiée, les murs isolés tout en préservant le plancher et le revêtement de bois intérieur originaux. Toutes les réparations ont été réalisées en respectant les diverses méthodes de construction de l’époque et en utilisant du bois provenant d’une autre vieille grange.

Cette restauration a nécessité un investissement de 420 000 $. Elle a reçu le Prix du patrimoine des régions de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches, dans la catégorie «Conservation et préservation».

La mairesse, qui a «initié et porté», parfois contre vent et marée, ce projet depuis quatre ans, se réjouit de ce bel héritage patrimonial que la municipalité laisse aux générations futures. «Le patrimoine est primordial, si on ne le préserve pas, que va-t-on pouvoir montrer à nos enfants», dit-elle.

D’autant plus que les citoyens s’y réuniront désormais lors d’activités sociales, communautaires et culturelles. La journée de l’ouverture de la grange-étable, les lieux abritaient d’ailleurs une exposition sur les métiers traditionnels.

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