Julie Langevin a été assermentée en médecine familiale le 25 juin dernier à l'Université Laval, en même temps que 151 autres confrères et consoeurs. «Je suis soulagée. Ça représente sept ans de dur labeur. C'est le point culminant; je pourrai enfin signer mon nom sur les décisions que je prends», commente-t-elle.
Après avoir suivi des stages de formation dans tous les aspects de la médecine familiale, la Dre Langevin avait dans la mire sa spécialité. «Je vais faire beaucoup de médecine sportive, de trauma et de psychologie. J'ai toujours voulu être dans l'armée. Ma soeur a été réserviste et mon mari, le sergent Fortin, est militaire depuis l'âge de 17 ans», informe-t-elle.
La mère du jeune Louis-David doit franchir une dernière étape cet été. «Je passerai deux mois de stage au CHUL, ensuite je serai capitaine. Quand je vais terminer ma formation, j'aurai un entraînement à Borden», indique celle qui a été ingénieur forestier avant de se consacrer à la médecine.
«Il faut être prêt à travailler en bottes de combat et toujours prêt à partir» -
Le couple de militaires ne part jamais en même temps pour des raisons familiales, mais en cas d'urgence, le Centre de la famille de Valcartier assure des services. «Il y a une garderie d'urgence à la base. D'un côté, j'aurai un horaire de jour assez stable, mais de l'autre, il faut toujours être disposé à travailler en bottes de combat et prêt à partir.»
Bien qu'elle soit appelée à partir en mission à l'étranger, Julie Langevin croit que le fait d'être médecin militaire est beaucoup moins risqué que de faire partie de l'organisation Médecins sans frontières. «C'est très dangereux, pas sécurisé. Certains ont même été enlevés. En tant que médecin militaire, on part toujours avec son armée; on est protégé», justifie-t-elle.
Cela ne l'empêchera pas de sortir de la zone militaire à certains moments, afin de prêter main-forte aux besoins de la population locale où elle sera en mission.
