«L’objectif de notre tournée, c’est de montrer que les intérêts du Québec ont été bafoués, même si la nation québécoise a été reconnue», explique Mme Gagnon.
Plan de relance économique inadéquat, secteur forestier abandonné et comité inutile pour regarder la problématique de l’assurance-emploi figurent entre autres à la liste des arguments pour marteler les Conservateurs et les Libéraux.
Bien entendu, députés et candidats du Bloc Québécois se préparent au déclenchement d’une élection. Peut-être cet automne ou plus tard. Qui sait? «On va avoir une élection c’est certain, mais on ne sait juste pas quand», indique Christiane Gagnon.
Vaincus l’automne dernier, Richard Côté dans Portneuf–Jacques-Cartier et France Gagné dans Louis-Saint-Laurent défendront de nouveau les couleurs du BQ. Le premier avait perdu par moins de 700 votes contre l’indépendant André Arthur. Même s’il a lui aussi plié l’échine, son confrère a cependant fait fondre la majorité de Josée Verner.
Au cours de cette même élection d’octobre 2008, Pascal-Pierre Paillé avait remporté la course dans Louis-Hébert face au Conservateur Luc Harvey. Sans grande surprise, Christiane Gagnon et Michel Guimond avaient conservé leur siège dans Québec et Montmorency–Charlevoix–Haute-Côte-Nord.
Dans la région de la Capitale-Nationale, bon nombre de dossiers fédéraux traînent, pensent les Bloquistes. Pensons au pont de Québec, au Super Peps à l’Université Laval, au Manège militaire, au cas de Shannon dans la Jacques-Cartier et à l’aide pour l’industrie forestière dans Portneuf.
«Il y a plein de dossiers en branle, rappelle Pascal-Pierre Paillé. On dirait qu’il y a une volonté d’annoncer, mais rien ne se passe.» «En campagne, on pourra soulever les dossiers qui traînent, mentionne Christiane Gagnon. Ils n’ont pas eu la volonté politique d’aller de l’avant dans certains dossiers. Ils ne se sont pas démarqués par leur sens des stratégies politiques.»
