«On voulait que les gens qui habitent le territoire s’interrogent» sur l’épandage de sel, indique le directeur général de la CJBC, Antoine Bourke. C’est que les sels épandus sur les routes finissent inexorablement par se retrouver dans un cours d’eau.
Ainsi, les sels de chlorure, les saumures, les additifs et le sable ont des effets négatifs sur la flore et la faune entourant les routes. Leur zone d’impact a un rayon de 80 mètres.
De plus, cela attire les mammifères sur la route, contribue à augmenter la sédimentation dans les cours d’eau, à contaminer les sources d’eau potable, etc.
Une des solutions réside dans la tolérance. Tolérer que les routes ne soient pas sur l’asphalte 365 jours par année. Selon la CBJC, certains pays scandinaves, qui ont des hivers semblables aux nôtres, utilisent aussi peu que 5% de la quantité de sels de voirie utilisée au Québec.
La municipalité de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier a d’ailleurs fait des tests en laissant quelques rues sur un fond de neige. Toutefois, peut-être par manque d’information, ce type de mesure peut parfois être perçu, à tort, comme de la négligence.
30 000 tonnes de sels de voirie chaque année dans le bassin versant
La Corporation du bassin de la Jacques-Cartier (CJBC) désire sensibiliser la population sur l’utilisation des sels de voirie sur nos routes. Selon eux, on ne peut exiger que les routes soient, en hiver, aussi dégagées qu’en été. Car une telle façon de penser a un coût environnemental important.
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