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Reportage-photos: Cowboys et montures indomptables à Sainte-Catherine



(Photo Thaïs Martel)

(Photo Thaïs Martel)

Isabelle Chabot
Publié le 4 Juillet 2010
Publié le 4 Juillet 2010
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11e Rodéo de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier

Sujets :
Sainte-Catherine , Jacques-Cartier , Québec

En collaboration avec Thaïs Martel

Malgré la chaleur, les amateurs ont chaussé leurs bottes et leur chapeau. Les sabots des chevaux soulèvent la poussière. Une odeur de foin flotte dans l’air et les places vides dans les estrades sont presque inexistantes. Le clown Gaspé fait son entrée, le rodéo va commencer.

Le Parc du Grand Héron à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier s’est transformé le temps d’un long week-end en ville du cowboy afin d’accueillir plus de 200 compétiteurs provenant du Québec, de l’Ontario et des États-Unis. Jusqu’à ce soir, des rodéos, du gymkhana et du derby d’attelage sont proposés aux amateurs. La 11e édition ne semble pas avoir besoin de présentation ayant gagné de nombreux prix au cours des années, notamment le titre de Rodéo de l’année en 2009, et ce, pour la quatrième fois depuis ses débuts. Nul doute, un univers tout autre règne autour du manège.

«J’aime bien voir les chevaux en compétition. C’est stressant un peu lors des changements de cavaliers», commente avec entrain Rachel Boulet. Pendant plus de deux heures, les cowboys ont démontré leur savoir-faire de main de maître à une foule attentive aux différentes épreuves. Certaines ont suscité les vivats plus que d’autres. Bien sûr la monte du taureau sauvage demeure la plus impressionnante. Gaspé et ses acolytes, clowns de rodéo, n’ont cependant pas eu la tâche difficile hormis lorsque la main d’un compétiteur est restée coincée à la corde tressée à plat ceinture. La monte de chevaux sauvages, la prise du veau au lasso, le vertigineux échange de cavaliers, la course de barils, l’étonnante discipline du scellage de chevaux sauvages et le terrassement du bouvillon qui a fait chou blanc puisqu’aucun cowboy n’est parvenu à capturer son jeune boeuf, étaient notamment au programme. En dessert, de valeureux adversaires ont affronté la bête, un taureau lâché dans le manège, alors qu’ils étaient attablés pour une courte joute de poker.

Malgré les dangers du sport extrême, les quelques chutes survenues n’ont pas semblé gêner plus qu’il ne le faut les robustes professionnels du rodéo, image même de la bravoure digne des plus grands films westerns. De quoi plaire à William Poulin. «Je voulais voir de vrais cowboys. C’est encore mieux que ce que je m’étais imaginé. Il manquait juste les fusils», balance le jeune garçon coiffé de son nouveau chapeau acheté à son arrivée sur le site un peu plus tôt dans la journée. Certaines manœuvres peuvent donner des sueurs froides aux spectateurs, surtout aux néophytes. «Quand ils tombent, c’est assez heavy, laisse tomber Isabelle Gagné-Desgneault de Saint-Gabriel-de-Valcartier. C’est dangereux être un cowboy.»

L’événement accueille annuellement des milliers de visiteurs, non seulement pour assister aux rodéos, mais également pour prendre part à tout ce qui l’entoure. La piste de danse a notamment été prise d’assaut une fois les compétitions terminées. Oubliez la lambada et le pied de poule, c’est la danse en ligne dans toutes ses déclinaisons qui était à l’honneur. Jusqu’aux petites heures du matin, le groupe Urban Cowboy a fait danser les fêtards sous le chapiteau.

Les amateurs de rodéos en devenir et autres curieux de passage avaient la chance de dissimuler leur méconnaissance de l’univers du cowboy en se procurant sur place bottes, chapeau et ornements dignes d’un résident de l’Ouest. Bref, le rodéo se démocratise. La plupart des personnes interrogées en étaient à leur première visite à l’événement de Sainte-Catherine, mais avaient eu la chance à maintes reprises de participer aux festivités tenues à Saint-Tite dans la région de la Mauricie. Comme quoi le monde des cowboys est accessible à tous. Le prochain passage du train aura lieu en août dans le cadre de La Virée Country des Cantons Unis. Ceux qui sont tentés par l’aventure n’ont qu’a embarquer.

 

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