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Même si la majeure partie des modifications énoncées dans le projet de loi C-10 ne s’appliquent pas à son cas, Sandra Dion appuie ces changements au Code criminel. Elle aimerait que le délinquant ait l’obligation de participer activement à sa réinsertion sociale ou à sa thérapie, s’il y a lieu. Si ces conditions ne sont pas remplies, sa période d’incarcération pourrait être prolongée.
Par ailleurs, elle considère que dans le cas de voies de fait graves sur des agents de la paix, le criminel peut rester détenu si celui-ci présente encore un danger pour les policiers et les citoyens. Elle précise que «selon Statistique Canada, entre 2009 et 2010, il y a eu une augmentation de 45% des cas de voies de fait sur des policiers». Le projet de loi C-10 inclut aussi la possibilité de munir le délinquant d’un système de surveillance à distance.
La policière explique que «les modifications à la loi permettraient à tout agent de la paix d’arrêter sans mandat tout individu qui effectue un manquement aux conditions émises lors d'une liberté conditionnelle ou d'office, plutôt que de passer par l'agent de Service correctionnel Canada, qui lui demande un mandat d'arrestation au juge».
Une autre modification permettrait aux victimes de présenter une déclaration en commission des libérations conditionnelles, notamment, quand la libération du détenu peut mettre sa situation en danger. Elle veut que l’opinion de la victime ait un poids et que cela apporte quelque chose de concret.
Malheureusement pour Sandra Dion, il n’y a rien dans le projet de loi qui permettrait d’empêcher un détenu d’être transférer à moins de X nombres de kilomètres de la résidence de sa victime. C’est ce qu’elle aimerait le plus voir modifier dans la réglementation en vigueur. Cependant, elle reconnaît qu’il y a dans ce projet de loi, beaucoup de choses intéressantes pour les victimes.
Groupe Québec Hebdo

