Plus de la moitié des gens présents soutiennent le projet mené et défendu bec et ongles par le conseil municipal. La Sureté du Québec y avait d’ailleurs envoyé deux agents pour assurer que la séance se déroule sans anicroche.
Le maire Clive Kiley a tenté de remettre les pendules à l’heure au sujet du parc et de la plage, qui seront toujours là après la construction du barrage. «[La plage], on ne lui touchera pas», a insisté M. Kiley. Seule la rampe de mise à l’eau pourrait être transférée de 100 pieds.
Le projet de mini-centrale est vu par les membres du conseil municipal comme un moyen d’assurer des revenus à la municipalité, à long terme. «On cherche une manière d’améliorer la situation à Shannon, de donner plus de services. On fait ça pour le futur», a souligné le maire, applaudi à plus d’une reprise.
Une pétition discréditéeD’autres personnes présentes à cette séance du conseil ont quant à eux critiqué le projet à l’étude par la firme BPR. Une pétition de quelque 2000 noms – dont environ 400 de citoyens de Shannon – a été déposée au conseil, avant d’être discréditée par la conseillère Sophie Perreault, critique face à la proportion de gens de Shannon ayant signé la pétition.
Cette dernière a par ailleurs indiqué que les citoyens pourront décider d’aller ou non de l’avant avec ce projet, lors d’un référendum. Il faut toutefois savoir que la tenue d’un tel référendum est loin d’être assurée.
Lors de la consultation publique de février, un registre sera ouvert et c’est seulement si au moins 305 citoyens le signent qu’un référendum se tiendra. Lors de cette consultation «on va vous donner des explications et la décision va venir des résidents de Shannon», d’indiquer Clive Kiley. Une partie de l’audience, contre le projet de centrale, provenait de l’extérieur de Shannon.
Une facture de 10,2 M$C’est la municipalité de Shannon qui devra payer la totalité des 10,2 M$ que coûtera la construction du barrage sur la rivière Jacques-Cartier. Un règlement d’emprunt sera adopté, s’il obtient l’aval des citoyens.
Les profits nets, déterminés selon une moyenne pour 20 ans, seraient de 707 000$ par année. En ne tenant pas compte des coûts de construction et des intérêts, les revenus sont estimés à 40,6 M$ pour 20 ans.
La maire a souligné à ceux qui s’inquiètent du débit de la rivière que les études de BPR étaient basées sur le débit des 20 dernières années.
Les résultats des études de cette firme ont d’ailleurs été déposés au conseil. Ce «rapport de validation technique» sera sur Internet dans les prochains jours, après que des citoyens en eurent fait la demande.
