Après avoir repris leurs discussions, en milieu de semaine dernière, les parties ont pu conclure un accord en vue du renouvellement de leur convention collective. Il a fallu cependant attendre à vendredi matin pour attacher toutes les ficelles de l'entente saluée des deux côtés comme «gagnant-gagnant».
«Cette entente de principe reflète les spécificités du secteur résidentiel et elle respecte nos objectifs fondamentaux», a mentionné Éric Cherbaka, directeur général Division membres et industrie et porte-parole de l'Association provinciale des constructeurs d'habitations du Québec (APCHQ). Maintenir un écart entre le résidentiel lourd et le résidentiel léger constituait une priorité pour ce regroupement.
Pour sa part, le porte-parole de l'Alliance syndicale, Donald Fortin, estime que l'entente de principe va permettre aux travailleurs du secteur résidentiel d'améliorer leurs conditions de travail. Cela, tout en permettant aux employeurs de conserver leur flexibilité, afin de répondre aux demandes des consommateurs.
Dans le camp patronal des secteurs commercial-institutionnel et industriel, l'Association de la construction du Québec (ACQ), estime aussi s'en tirer à bon compte. «Nous avons retiré certaines demandes initiales comme la prolongation de la journée de travail à 10 h et les travaux de rattrapage de fin de semaine, mais avons obtenu l'élimination de plusieurs clauses improductives», a déclaré la négociatrice Lyne Marcoux.
Importance économique
Enfin, l'Association des constructeurs de routes et grands travaux du Québec (ACRGTQ) était soulagée d'avoir préservé l'entente de principe obtenue dès juin. Même sentiment au ministère du Travail, où la ministre Lise Thériault a réitéré l'importance économique de la construction avec ses 146 000 emplois directs et ses retombées annuelles de plus de 40 G$.
Il est donc déjà acquis que les présidents des cinq associations syndicales constituant l'Alliance recommanderont à leurs membres la ratification de cet accord. Ainsi, les chantiers de construction ne seront pas paralysés au cours des prochains jours. Il reste toutefois des particularités à négocier avec certains métiers et occupations, si bien que le nouveau contrat de travail ne pourra entrer en vigueur avant la fin octobre.
