Export Québec pour hausser les exportations

Isabelle
Isabelle Chabot
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Les petites et moyennes entreprises (PME) auront accès à un nouveau programme. Le gouvernement du Québec a lancé Export Québec, un service donnant un coup de pouce aux entreprises exportatrices.

Le premier ministre Jean Charest s’est rendu dans Vanier pour en faire l’annonce ce matin en compagnie du ministre du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation, Sam Hamad, et du député de la circonscription, Patrick Huot. Le président-directeur général d’Exfo, Germain Lamonde, a accueilli la délégation libérale dans ses locaux sur l’avenue Godin. Un endroit symbolique puisqu’Exfo brasse des affaires à l’extérieur du pays depuis plus d’une vingtaine d’années.

Au cours des trois prochaines années, des programmes et des services spécifiquement adaptés aux entreprises souhaitant développer, consolider et diversifier leurs marchés à l’extérieur du Québec seront offerts. Une équipe composée de 150 personnes sera attitrée à cette unité. Une somme de 60 M$ sera consacrée à Export Québec. Le secteur bénéficiait de 20 M$ à l’heure actuelle. Il ne s’agit pas d’une nouvelle structure, les collaborateurs ont été sélectionnés parmi les ressources à l’intérieur des ministères concernés. «Ce que nous avons constaté sur le terrain, c'est que les PME de taille moyenne ont besoin de beaucoup plus de support pour leur permettre d’exporter davantage», a précisé le ministre du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation, Sam Hamad. Export Québec vise également une coordination de l’ensemble des joueurs importants.

Dans les dernières années, plus de 3000 interventions ont été accomplies, le ministre souhaite augmenter le nombre. L’Europe est particulièrement dans la mire du gouvernement du Québec. D’ailleurs, une somme de 7,5 M$ sera investie dans un réseau international d’incubateurs pour les entreprises québécoises en partenariat avec la région Rhônes-Alpes. Les PME auront ainsi accès à un soutien dans plus de 50 villes à travers le monde.

L’objectif est de doubler les exportations dans les pays du BRIC (Brésil-Russie-Inde-Chine). En 2010, les livraisons dans ces zones ont atteint 5,8%. «Il y a de la place encore», soutient M. Hamad. De plus, la création de 15 000 à 20 000 emplois est souhaitée.

De nouvelles ressources et des délégations supplémentaires basées à l’extérieur de la province seront également mises sur pied notamment à Moscou, un marché prometteur selon le premier ministre du Québec. «La Russie est un marché intéressant, a-t-il déclaré. Il n’est pas facile à percer. Notre perspective est pour 20 à 30 ans. […] Dans 20 à 30 ans d’ici, ça va se transformer, se stabiliser. Il va y avoir des occasions d’affaires extraordinaires. Soyons prêts, soyons parmi les premiers à pouvoir investir ce marché-là.»

Exfo compte 1800 employés, des clients dans plus d’une centaine de pays et évalue qu’entre 1,5 à 2 G$ sont rapportés au Canada après 25 ans à l’exportation. L’entreprise s’est adaptée aux différentes façons de faire selon le pays. Même s’il juge qu’il est important de voler de ses propres ailes et être indépendant des gouvernements, le président-directeur général d’Exfo, Germain Lamonde, voit d’un très bon œil l’arrivée d’Export Québec. Certains services pourront être utiles pour l’entreprise déjà bien placée dans les marchés internationaux.

L'Actuel, membre du Groupe Québec Hebdo

Organisations: Québec Hebdo

Lieux géographiques: Québec, Avenue Godin, Europe Région Rhônes-Alpes Moscou Russie Canada

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