L'abordabilité résidentielle s’est améliorée au 4e trimestre

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L’Indice d'abordabilité Desjardins (IAD) s’est redressé au pays au 4e trimestre. La stabilité des prix des résidences et des taux hypothécaires a eu un effet neutre, mais la légère progression des revenus des ménages a fait la différence. L’Indice continue ainsi d’avoisiner sa moyenne historique, indiquant que les conditions de marché sont globalement saines au pays, même si certaines régions restent à surveiller.

Tableau illustrant l'abordabilité résidentielle par région au Québec fin 2011.

Ainsi, la stagnation des prix à Toronto et à Calgary ainsi que la correction qui se poursuit à Vancouver confirment qu’un ajustement du marché immobilier résidentiel est amorcé à quelques endroits. Le prix moyen des propriétés au pays (360 840 $) pourrait même bientôt reculer quelque peu en raison du repli dans l’Ouest. Le climat d’incertitude qui persiste sur les marchés financiers maintiendra le coût d’emprunt à un faible niveau, ce qui empêchera une détérioration de l’IAD au cours des prochains trimestres.

Au Québec, les prix de l’immobilier résidentiel ont continué leur progression, soit de 2,2 % sur le trimestre précédent. Il faut maintenant débourser 256 707 $, en moyenne, pour faire l’acquisition d’une propriété. L'abordabilité s’est donc amoindrie en dépit de la stabilité des taux hypothécaires au dernier trimestre.

L’IAD se situe toutefois encore sous la moyenne historique. Le niveau actuel de 147,4 indique que le revenu disponible moyen des Québécois excède de 47,4 % le revenu exigé par les prêteurs hypothécaires pour financer l’achat d’une résidence au prix moyen.

Le Québec par région

Du 3e au 4e trimestre 2011, les plus fortes hausses de prix sont survenues à Trois-Rivières (+4,8 %) et à Québec (+4,7 %). La progression s’est limitée à 2 % à Sherbrooke et à 1,4 % à Montréal. Un léger repli a caractérisé Saguenay (-1,2 %).

Sur le plan du prix moyen des propriétés, Québec a franchi le cap des 255 000 $ au dernier trimestre 2011. Les revenus des ménages après impôts ont aussi augmenté pour atteindre près de 71 500 $. Le marché de Québec est donc à surveiller puisque le niveau de l’IAD reste légèrement inférieur à sa moyenne historique.

À Montréal, la hausse du prix moyen des propriétés a été similaire à celle des revenus, de sorte que l’IAD est demeuré pratiquement inchangé. Le niveau des prix excède les 310 000 $, alors que les revenus après impôts des ménages tournent autour de 70 000 $. Bien qu'exempt de signes de surévaluation, ce marché reste à surveiller.

Seul Sherbrooke est considéré comme un marché peu abordable au Québec. Même si le prix moyen (210 374 $) est inférieur à la moyenne provinciale (256 707 $), les revenus y sont moins élevés, ce qui rend l’achat d’une propriété plus difficile.

Enfin, les prix à Ottawa-Gatineau ont augmenté un peu plus rapidement que les revenus au dernier trimestre 2011, de sorte que l'abordabilité s’est légèrement détériorée. Ce marché s’est toutefois maintenu dans la zone à surveiller.

(Source : Desjardins Études économiques)

Lieux géographiques: Québec, Toronto, Calgary Vancouver Montréal Trois-Rivières Saguenay Ottawa-Gatineau

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