Quelle belle occasion que le temps des fêtes pour faire le bilan de l’année qui vient de se terminer et prendre de bonnes résolutions pour le Nouvel An. On finit habituellement une année en se disant qu’on peut enfin tourner la page sur des événements dont on préférerait ne garder aucun souvenir, ou encore regretter que cette année ne décide pas de s’étirer encore pendant quelque temps, la vie ayant été bonne avec nous pendant ces 12 mois.
L'année qui s'achève correspond à ma première année complète dans la région de la Capitale-Nationale. Maintenant installé à temps plein, personnellement et professionnellement dans la région de Québec, je peux apprécier pleinement une vie ma foi bien différente. Non pas que je renierai un jour mes origines de Mauricien, loin de là. Mais, force est de constater que les défis qui touchent cette région depuis plusieurs années n'ont pas fini de donner du fil à retordre aux principaux intervenants économiques régionaux. L'aluminium, le papier, la foresterie et le meuble sont des secteurs, vous en conviendrez, qui ne connaissent pas des années d'aisance. Ils forment pourtant la locomotive économique de la Mauricie. Et cette région n'est pas un cas unique en province.
Nul doute que ma carrière aurait pu m’obliger à m’engager sur la 40 vers l’ouest, plutôt que vers l’est. Ça m’aurait permis de connaître d’autres aventures sans doute hautement trépidantes et plaisantes, mais le destin en a voulu autrement. J’avoue en être très heureux. Les résidents de la région de Québec ne peuvent probablement pas prendre conscience de la qualité de vie dont ils bénéficient. Il faut avoir vécu un peu ailleurs dans la province pour s’apercevoir à quel point la région est privilégiée. Non pas que les Québécois n’ont pas eu à faire d’efforts pour en arriver où ils sont. Non pas qu’ils n’ont qu’à tendre les bras pour recueillir ce que le reste de la province a à leur offrir.
Les difficultés économiques que la province a connues en 2009 sont presque passées inaperçues dans la capitale. Fermeture d’usines, licenciement, pertes d’emplois sont des mots qui ont été utilisés régulièrement à peu près partout cette année au Québec. Mis à part quelques exceptions, la région de Québec a pour ainsi dire passé une année comme les autres, alors que les projets de toutes sortes sont demeurés sur les lèvres des politiciens, des médias et de la population en général. Espérons que les Québécois sont conscients de cette situation qui fait l’envie des résidents de bien des villes aux prises avec des difficultés sociales et économiques dont ils ne voient pas le bout. Souvent, il suffit d'aller voir ailleurs pour comprendre que le bonheur est là, tout près, et qu’il ne reste qu’à se pencher pour le ramasser.
Profitons de cette fin d’année pour apprécier les acquis, pour mener à bien des projets, non pas pour épater le reste de la province ou du pays, mais bien pour continuer à bâtir un endroit où il fait bon vivre et où les mots entraide, écoute, coopération et compréhension ont encore une place prépondérante. Entre deux pointes de pâté à la viande, profitons-en pour se souhaiter le paradis à la fin de nos jours.
…et le paradis à la fin de nos jours
- Nombre de fois lu : 382
- Coter
- Haut de page
