Les Quêteux revendiquent la musique traditionnelle dans son style le plus pur. «C’est du traditionnel brut. Les sonorités sont peut-être plus modernes qu’au siècle dernier, mais l’aspect acoustique est important», souligne Étienne Bourré-Denis, l’un des membres du trio demeurant encore dans la contrée de sa jeunesse.
Étienne Bourré-Denis (violon), Manuel Lavallée (guitare) et Simon Lavallée (banjo, mandoline) offrent neuf pièces, dont le thème «Nous partîmes», aussi appelé «Les voyageurs de la Gatineau» par la formation le Rêve du Diable, une musique portant sur la vie dans les chantiers.
Cet album trouve son accord parfait avec un week-end au chalet, à l’orée des bois, vue sur le fleuve. C’est d’ailleurs dans le rang Saint-Achille à Saint-Ubalde qu’ont pris forme les chansons, reels et histoires des Quêteux. Leur musique est teintée des racines écossaises, irlandaises et américaines.
Les membres du groupe se qualifient ainsi en hommage au Quêteux Tremblay, un violoniste hors pair selon Étienne Bourré-Denis. «Il a été présent dans les années 1950. On le voit dans le film Le son des Français d’Amérique d’André Gladu. Le Quêteux Tremblay habitait une vieille cabane dans le bois, il était un peu un ermite. Notre album est aussi un clin d’œil à tous les Quêteux qui font voyager la musique d’une région à l’autre», explique le violoniste.
En novembre et décembre dernier, le trio s’est rendu dans la région du Nord Pas-de-Calais en France pour prendre part au festival Le Québec au ValJoly. «On a impressionné le public français, parce que pour eux, la musique traditionnelle est plus académique. Au Québec, on fait des chansons à répondre et ça se retrouve dans les veillées en famille. Ils ont aussi trouvé amusant notre accent et les mots anciens qu’on a utilisés», raconte Manuel Lavallée, installé dans Limoilou.
Même si le calendrier des Quêteux comporte beaucoup de disponibilité pour l’instant, ce n’est pas la saison morte pour autant. «On se prépare pour les festivals d’été. Notre objectif est de faire partie de la programmation de Mémoire et Racines à Joliette. C’est en quelque sorte la «mecque» de la musique traditionnelle », illustre Étienne Bourré-Denis.
Plus près d’ici, les personnes curieuses de vivre prochainement une soirée de musique traditionnelle ont rendez-vous au Pub Nelligan sur la rue Saint-Jean (angle côte Sainte-Geneviève), où le mardi soir est consacré aux jams sessions de musique traditionnelle.
