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Un nouveau joueur dans l'industrie du vélo

Un nouveau joueur dans l'industrie du vélo

Un nouveau joueur dans l'industrie du vélo

Jean-Pascal Lavoie
Publié le 18 Juin 2007
Publié le 7 Mai 2010
Jean-Pascal Lavoie

Deux entrepreneurs de Québec se lancent à la conquête du marché du vélo haut de gamme. Du garage familial aux routes du Québec et de la France, les vélos SDV*Ti sont le fruit d'un travail de longue haleine de la part de Christian Pouliot et Christian Lemelin.

Sujets :
Québec , Domaine Maizerets , France

C'est par une belle matinée ensoleillée, au domaine Maizerets, cœur du réseau des pistes cyclables de Québec, que les vélos SDV*Ti ont été présentés officiellement au public.

Les vélos sont superbes et la confiance des propriétaires de SDV*Ti, Christian Pouliot et Christian Lemelin, est palpable. Pourtant, le créneau visé est des plus restreints: le haut de gamme ne représente qu'à peine 1% du marché du vélo.

Si les entrepreneurs affichent cette assurance, c'est qu'ils présentent le fruit de plusieurs années de recherches, d'essais, de tests et qu'ils savent que leurs vélos sont fin prêts à satisfaire les besoins d'une clientèle exigeante.

Le point de départ de l'aventure? Un site Internet mis en ligne en 2002 par Christian Pouliot. «Au départ, le but était d'offrir des composantes de vélo à prix compétitif grâce à une boutique en ligne. Mais, je me suis vite rendu compte de la grande difficulté de trouver un moyen de distribution efficace. J'ai alors eu l'idée de développer mon propre produit.»

Il prépare donc un plan d'affaires et demande à son voisin, Christian Lemelin, d'y jeter un œil. Celui-ci tombe en amour avec le projet et devient copropriétaire de la jeune entreprise. De commerce en ligne de composantes, SDV*Ti devient fabricant de vélos.

Un matériau noble

Titane, personnalisation, environnement et sécurité. Voilà les arguments avancés par SDV*Ti pour se tailler une place dans ce marché hautement compétitif.

«Nous utilisons le titane pour fabriquer le cadre et quelques autres composantes de nos vélos parce qu'il offre un confort et une durabilité remarquables, explique M. Lemelin. Il y a très peu de produits sur le marché qui peuvent atteindre le niveau de confort que procure le titane.»

Ce matériau offre aussi la possibilité de fabriquer un cadre selon la morphologie précise de chaque client. «Combiné à sa capacité d'absorber les chocs et à sa très grande résistance à la fatigue, continue M. Pouliot, on peut avancer que le cadre de titane SDV*Ti que le client se procure risque d'être son dernier achat.» Pour appuyer ce qu'ils avancent, les dirigeants de SDV*Ti font tester et certifier tous leurs cadres par les firmes Métaltec à Lévis et EFBe en Allemagne.

En plus de bénéficier d'un cadre adapté à ses mensurations, chaque client choisit les composantes qui équiperont son vélo. C'est pourquoi la facture peut s'échelonner de 3899$ jusqu'à près de 7 000$. «Évidemment, précise M. Pouliot, notre principal marché est le baby-boomer qui a roulé avec plusieurs vélos et qui sait ce qu'il désire.»

La jeune entreprise se distingue également par le souci apporté à la sécurité et au respect de l'environnement. Plutôt que de fournir avec chaque vélo, comme la loi l'exige, un ensemble de réflecteurs en plastique qui se retrouve aussitôt à la poubelle, SDV*Ti a développé des réflecteurs autocollants pour les roues et des logos réfléchissants à l'avant et à l'arrière du cadre.

De plus, chaque vélo est emballé dans une boîte réutilisable et obligatoirement retournable par le distributeur. «Nous limitons aussi au maximum l'utilisation de papier en ne produisant ni catalogue, ni brochure. Nous invitons plutôt le consommateur à visiter notre site Internet.»

Aujourd'hui le Québec, demain la France

Au cours de la belle saison, les deux partenaires emprunteront le circuit des courses et des événements cyclistes pour faire connaître leurs produits auprès des consommateurs. «Des approches seront faites auprès des boutiques et nous serons présents à un important trade show nord-américain.»

Et, comme 85% des visiteurs du site Internet proviennent de l'Europe, SDV*Ti entend bien explorer ce marché dans un avenir rapproché. «Pour rester fidèles à notre concept personnalisé, expliquent MM. Pouliot et Lemelin, nous nous devons d'avoir un pied à terre en France.»

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