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Technicien en munition, une affaire de sécurité

En tant que technicien en munitions, le sergent Sébastien Janvier doit connaître sur le bout des doigts ce qui compose une balle de.22 comme une torpille de sous-marin. (Photo Thaïs Martel)

En tant que technicien en munitions, le sergent Sébastien Janvier doit connaître sur le bout des doigts ce qui compose une balle de.22 comme une torpille de sous-marin. (Photo Thaïs Martel)

Thaïs Martel
Publié le 27 Décembre 2011
Publié le 19 Décembre 2011
Thaïs Martel  RSS Feed
Journal L'Appel, membre du groupe Québec Hebdo

Officier d’infanterie, pilote, soldat des blindés, technicien en approvisionnement; certains métiers des Forces armées canadiennes viennent tout de suite à l’esprit quand on pense aux possibilités de carrières qu’offre l’armée. Mais ce ne sont pas les seuls emplois existants, loin de là. On retrouve aussi des militaires qui sont médecins, musiciens, officiers des sciences biologiques, avocats ou cuisiniers. Au cours des prochaines semaines, le groupe Québec Hebdo vous présentera quelques-uns des métiers moins connus des Forces armées canadiennes. Comment ces militaires hors de l’ordinaire ont découvert leur métier, pourquoi l’ont-ils choisi, qu’est-ce qui les a menés là où ils sont? Voilà le point de départ permettant de mieux connaître la vie sur la Base militaire de Valcartier. (NDLR)

Sujets :
Forces armées canadiennes , Groupe Québec Hebdo , Saint-Laurent , Sainte-Foy , Valcartier

Sur les berges du Saint-Laurent, des promeneurs découvrent des restes d’engin militaire. S’agit-il d’une bombe? Est-ce encore dangereux? Quand ces situations surviennent, les techniciens en munitions des Forces armées canadiennes dont fait partie le sergent Sébastien Janvier sont appelés sur les lieux.

Le métier qu’exerce le sergent Janvier reste largement méconnu, tellement que même au sein des forces armées, ses collègues et lui ne représentent même pas 200 personnes sur les 65 000 militaires que compte l’armée. Seules les forces terrestres comptent dans leurs rangs des techniciens en munitions; l’air force et la marine n’en ont pas. De plus, il faut être recommandé par un officier pour pouvoir suivre la formation nécessaire qui, elle, n’est dispensée qu’en anglais.

Pourtant, ces obstacles n’ont pas empêché le militaire résident de Sainte-Foy de passer des blindés aux munitions il y a près de 10 ans. À l’époque, le jeune caporal avait fait presque tous les métiers liés aux chars et il avait l’impression de s’entraîner pour quelque chose qui n’arriverait jamais – c’était avant l’Afghanistan, une époque où les soldats canadiens croyaient la plupart du temps qu’ils n’iraient pas à la guerre.

Les munitions, les explosions et tout l’aspect de la sécurité qui vient avec ont alors conquis Sébastien Janvier. Après sept ans dans les Forces et sans garantie de retrouver son poste dans les blindés en cas d’échec, il est parti pour Borden pour suivre son cours de technicien en munitions… et pour réaliser qu’il devait améliorer son anglais de toute urgence.

«Les gens pensent à tors que les munitions, c’est super dangereux. On pourrait passer sur un bloc de C4 en camion qu’il n’exploserait même pas» - Le sergent Sébastien Janvier

Le premier constat du sergent Janvier a de quoi surprendre le néophyte : les munitions, c’est sécuritaire! «Les munitions, quand tu connais ça, tu réalises qu’il y a tellement de sécurités là-dessus que quand il y a un accident, c’est qu’il a été causé par l’utilisateur. Les gens pensent à tors que c’est super dangereux. On pourrait passer sur un bloc de C4 en camion qu’il n’exploserait même pas», résume le militaire.

Suite à la page 2

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Commentaires

  • Nom de l\'usager
    Stephane Beaudry
    - 21 Février 2013 à 06:51:58

    Très impressionnant le parcourt du Sergent Sébastien Janvier. Quelle divertissante expertise !! Continuez votre beau travail !!

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