Métier en transformation
Les standards sont clairs dans les cuisines des Forces armées : les repas, basés sur le Guide alimentaire canadien, comprennent toujours un féculent, un légume et une viande. Toutefois, le domaine de l'alimentation a beaucoup évolué ces dernières années et les cuisines de l'armée ont suivi la vague. «Aujourd'hui, les gens sont plus sensibilisés. Ils pensent à leur santé. J'ai vu le métier et l'équipement changer au cours des années», raconte M. Soucy.
Le travail de l'adjudant a lui aussi changé : il n'est plus dans ses chaudrons depuis quelques années déjà. Après un passage aux ressources humaines à Ottawa, il est basé à Valcartier depuis septembre dernier seulement et il est responsable de la cuisine et de ses employés.
Les Forces armées canadiennes comptent 1037 cuisiniers, c'est-à-dire un pour 100 militaires. Si le métier comporte des opportunités intéressantes pour les nouveaux venus - salaire plus élevé que dans le civil, possibilité de stages à l'international - l'adjudant Soucy prévient les cuisiniers en herbes qui envisagent de s'engager. «Au départ, il faut savoir que c'est un métier ingrat. On travaille de longues heures et il faut avoir un bon sens de la planification. Pour être un bon cuisinier, il faut aussi aimer goûter et porter une attention particulière aux aliments», conclut le passionné de la bonne chère.
L'Appel, membre du groupe Québec Hebdo

