À titre de représentante de quelque 1 000 municipalités et MRC membres réparties sur l’ensemble du territoire québécois, la Fédération Québécoise des Municipalités (FQM) est vivement interpellée par tout changement à la carte électorale et à la représentation des régions.
La FQM a d’ailleurs été pour beaucoup dans la mobilisation massive qui s’est fait sentir partout sur le territoire à la suite de la présentation, en 2008, de la proposition de révision de la carte électorale du Québec telle qu’elle a été mise de l’avant par le président de la Commission de la représentation électorale.
Comment expliquer une telle mobilisation? C’est qu’à nos yeux, la diversité de nos régions constitue une richesse qui doit absolument trouver écho par une représentation à l’Assemblée nationale.
Nos régions qui agissent en complémentarité avec les grands centres et assurent ainsi une répartition spatiale plus équilibrée de la population.
Nos régions qui contribuent à préserver et à transmettre un système de valeurs différent ainsi qu’un patrimoine témoin d’une culture à laquelle la société demeure attachée.
Nos régions qui, loin d’être un fardeau, apportent une contribution essentielle à la production économique et culturelle et à la qualité de vie de la société.
Nul doute que ne pas tenir compte de cette réalité serait néfaste non seulement pour nos régions, mais aussi pour l’ensemble de la société qui se priverait ainsi d’une grande richesse.
C’est pourquoi la FQM appuie le projet de loi modifiant la Loi électorale déposé, mercredi, par le ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques, Claude Béchard. En lieu et place de l’abolition de trois circonscriptions (Gaspé, Kamouraska–Témiscouata et Beauce-Nord) en région comme proposé précédemment, ce projet de loi comprend des mesures positives comme l’attribution d’un nombre minimal de sièges par région et le respect des régions administratives dans la délimitation des circonscriptions.
Plus qu’une question de mathématiques, la représentation effective des citoyens repose, tant en milieu rural qu’en milieu urbain, sur la proximité de la relation entre le député et le citoyen.
Parce qu’il relève ce défi d’intégrer des notions telles que la distance, la géographie et les réalités régionales, le projet de loi mérite donc d’être salué et, nous le souhaitons, appuyé par l’ensemble des partis à l’Assemblée nationale.
La carte électorale : plus qu’une question de mathématiques
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