Depuis le 23 janvier 2009, pour des raisons injustifiées, les adeptes de canot à glace ne sont plus autorisés à circuler à la noirceur dans la zone du fleuve Saint-Laurent régie par l’Administration portuaire de Québec (APQ), qui s’étend de Saint-Jean île d’Orléans jusqu’à la rivière Cap-Rouge. Les membres de l’Association des coureurs en canot à glace du Québec (ACCGQ) doivent donc se rendre à l’extérieur de cette zone pour pratiquer leur sport en fin de journée, après le travail.
Même si le canot à glace est très sécuritaire, obliger ces sportifs à aller pratiquer sur le fleuve en face de Cap-Rouge augmente considérablement les délais pour un sauvetage éventuel, car les seuls navires pouvant offrir ce service se trouvent devant Québec. De plus, cette zone est moins bien connue des canotiers, moins bien éclairée par les lumières de la ville et les cargos y circulent beaucoup plus rapidement que devant Québec. Cette situation, en plus de causer des désagréments aux canotiers, compromet leur sécurité.
Depuis 1992, l’ACCGQ a demandé à ses membres de suivre des directives de navigations plus exigeantes que celles prescrites par Transport Canada, pour que la pratique du canot à glace se fasse de façon plus sécuritaire et afin de ne pas nuire à la navigation commerciale, plus difficile en hiver à cause des glaces. De son côté, le Port de Québec procurait des accès à des stationnements, une salle chauffée avec toilettes, une potence pour descendre les canots dans le bassin Louise, etc.
Avec les années, l’APQ a changé les règles et n’a plus considéré les canotiers comme un groupe de plaisanciers jouissant des droits de plaisanciers. Il a imposé ses règles et donné des sanctions à tous les canotiers, suite à des plaintes plus ou moins fondées envers seulement quelques personnes. Une de ces sanctions fut l’interdiction de naviguer de noirceur, émise le 23 janvier 2009. Une autre, émise le 28 janvier 2009, fut d’exiger de l’ACCGQ de retirer le droit de participer à la course de l’Île-aux-Coudres à 17 canotiers, sans même que ces derniers n’aient voix au chapitre.
Enfin, le 1er décembre dernier, l’APQ est allée jusqu’à interdire l’accès de jour au fleuve par ses terrains à tous les canotiers, ceci en représailles contre l’ACCGQ, qui ne voulait pas avaliser un document qui retirait aux canotiers le droit à la pratique de leur sport la nuit tombée. Si les choses ne s’améliorent pas, c'est ce sport même et tout son patrimoine qui est menacé par l’attitude des autorités portuaires de Québec.
Le Port de Québec compromet la sécurité des canotiers
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