La Présidente du Conseil du trésor a récemment annoncé qu’elle a reçu des propositions trop élevées pour le CUSM et le CRCHUM et que l’État devait prendre en charge le financement de ces PPP. Elle doit maintenant négocier des réductions de coûts avec des consortiums qui ont le gros bout du bâton. En effet le gouvernement s’est dirigé dans un cul-de-sac en se jetant dans les bras de promoteurs qui, sachant que le gouvernement tient à ce que les travaux commencent au printemps 2010, n’ont aucune raison d’entreprendre une négociation ayant pour effet d’abaisser les profits envisagés.
Pourtant en procédant par la méthode conventionnelle, l’État aurait pu demander des soumissions publiques d’après des plans et devis correspondant à ses budgets et les travaux seraient probablement déjà avancés. Mais consolons-nous, au Québec nous sommes habitués à payer plus cher qu’ailleurs.
À l’émission Laroque Lapierre le 30 décembre dernier, nous avons entendu le Premier ministre Charest affirmer que «…les PPP, ça marche, l’autoroute A-30, l’A-25…». Or voici ce qu’on lit sur le site WEB de l’A-30, mis à jour le 29-12-09 : «le mode de réalisation envisagé prévoit de confier au secteur privé la conception, la construction, l’exploitation, l’entretien et le financement du tronçon…» Les termes utilisés démontrent une intention de faire un PPP, mais non pas qu’il y en a un. D’ailleurs le site WEB ne désigne aucun consortium. Donc «ça marche» mais sans PPP.
Quant à l’A-25, le site WEB du consortium Concession A-25 S.E.C. a montré, en décembre 2009, que le projet avait été transformé en une sorte de système hybride où l’État finance les travaux, ce que monsieur Charest appelle probablement «ajuster le tir». Ce ne sont donc plus des PPP, ce sont des entourloupettes visant la crédulité des Québécois.
Entourloupettes et PPP
- Nombre de fois lu : 318
- Coter
- Haut de page