Après un an d’existence du Collectif (SEMO), le constat est terrible : les responsables politiques, journalistiques, scientifiques et de la santé publique ont étouffé la problématique de l’exposition aux micro-ondes. Antennes relais, cellulaires, Wi-Fi et manettes de jeu Wii ne sont l’objet d’aucune mise en garde.
Après l’orgie médiatique des autorités de santé publique et des politiciens au sujet de l’importance de l’application du Principe de Précaution pour le virus HINI, ces mêmes médias, ces mêmes autorités de santé publique et ces mêmes politiciens refusent de parler du Principe de Précaution relatif à l’exposition aux micro-ondes! Et pourtant, l’évidence scientifique des effets néfastes des micro-ondes est au rendez-vous depuis plusieurs années (rapport Bioinitiative- 2007) mais on tente de faire croire qu’il en faut toujours un peu plus, qu’il n’y a pas d’unanimité ou que l’électro sensibilité est un problème psychologique…
Deux poids, deux mesures pour le Principe de Précaution? Absolument! Mais il y a une constante: dans un cas comme dans l'autre, des millions de profits vont aux multinationales. OUI au Principe de Précaution pour acheter des vaccins aux industries pharmaceutiques et NON au Principe de Précaution qui menacerait les profits des compagnies de communications avec micro-ondes (sans fil). L’application du Principe de précaution pour protéger la santé publique est-elle négociable au Québec et au Canada, dépend-elle de la volonté des multinationales uniquement?
Les médias de Quebecor et de Gesca étouffent le débat autour des micro-ondes. Lorsqu’ils sont obligés d’en faire état, à cause de la pression des citoyens, ils le font sans mentionner la cause réelle des inquiétudes des citoyens : ceux-ci craignent les effets des micro-ondes sur leur santé et ne croient pas aux normes de Santé Canada mais il ne faut pas le dire… Les médias indépendants sont redevables des budgets publicitaires des compagnies de cellulaire et se font très discrets.
Quand les forces vives de la démocratie se taisent et refusent d’entendre les inquiétudes des citoyens, alors ceux-ci n’ont d’autre choix que de s’exprimer par voix de pétitions et de manifestations. C’est ce qui se produit présentement au Québec, mais personne ne les écoute… Plus de 5000 personnes ont signé des pétitions au Québec au cours des derniers mois et trois manifestations ont eu lieu, mais à peu près aucune réaction des responsables et des élus. Aujourd’hui même, trois pétitions sont en cours, 540 signatures à Mercier, 192 signatures à Ville St-Laurent et 125 signatures à Boucherville alors que la ville de Gatineau vient de se voir imposer une antenne sur son territoire malgré la volonté des citoyens et du conseil municipal... Personne n’en parle et rien ne bouge!
Au niveau politique, aucun parti ne s'est prononcé publiquement; le mot d’ordre est d’éviter le sujet ! Seuls des députés isolés ont pu appuyer les craintes de leurs concitoyens qui s’inquiètent de voir une tour pour des antennes cellulaires (Dorion, Freeman, Mendes…). Le Bloc québécois remet constamment son intervention promise à ce sujet et se laisse dicter son agenda par les conservateurs (prorogation)
Le collectif SEMO fait en sorte que le réflexe « pas dans ma cour » des citoyens inquiets de voir arriver dans leur voisinage une antenne relais se transforme en « pas dans la cour des autres non plus ». Par ailleurs, on ne peut être contre le progrès et c'est pourquoi le SEMO ne veut pas faire interdire les antennes relais, mais bien s'assurer qu'elles soient à une distance respectable des zones habitées et plus particulièrement des zones fréquentées par des enfants qui sont les plus susceptibles d'être affectés; la mission du SEMO est d’informer et sensibiliser pour rendre sécuritaire toute utilisation des communications faites avec des micro-ondes. Le SEMO a des adversaires nombreux, riches et puissants, et ceux-ci utilisent leur « pouvoir absolu » pour nuire à notre mission. Infiltration, désinformation, intimidation, contrôle des médias, comité scientifique bidon et site internet pour nous discréditer sont des réalités avec lesquelles nous devons vivre. Malgré cela, nous poursuivons encore notre mission, mais pour combien de temps encore ?
S.V.P. M. Poirier, aidez-nous en publiant le rapport de l’INRSPQ sur les micro-ondes.
Voir le communiqué du 22 février 2010 sur le site www.dangersemo.com
Collectif SEMO : un an plus tard
Lettre à Alain Poirier, Directeur de la Santé Publique du Québec
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