En se portant à la défense du PPP de la Maison de l’OSM, le président de SNC Lavalin prêche pour les intérêts de son entreprise. Cela se comprend car cette dernière a obtenu, sans aucune soumission publique, le mandat d’orchestrer, aussi sans aucune soumission publique, la formation du consortium, choisit par Lavalin sans soumission publique aussi, qui réalisera le projet. Il va même jusqu’à affirmer que le «modèle PPP….permet d’amener du financement privé».
Pourtant en février 2009 la Présidente du Conseil du trésor, Mme Forget, avait annoncé qu’elle devait allonger des millions pour ce projet parce que les capitaux privés n’étaient pas en mesure de le financer. En réalité c’est l’État québécois qui fournit la caution financière pour ces travaux. Ainsi l’argent du peuple vient assurer la sécurité du financement privé, lequel se fera dans l’opacité sans que personne n’en connaisse les taux. Ce n’est pas sans raison qu’un écrivain a pu affirmer naguère que c’est avec l’argent public que les riches s’enrichissent.
Le Devoir du 25 mars 2009 citait les propos du professeur américain Elliot Sclar qui prévoyait que les PPP constitueraient les futurs scandales des prêts hypothécaires. Voilà comment, par les années qui courent, le capitalisme procède pour appauvrir les Québécois en leur faisant payer trop cher le développement de leurs infrastructures. L’entente, par laquelle le PPP de la Maison de l’OSM entrera en vigueur, doit être signée prochainement. C’est à ce moment que les Québécois mettront la main dans l’engrenage, à moins qu’ils choisissent plutôt de descendre dans la rue pour sauver leur bien.
L’argent des PPP
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