Pour lui, il était tout naturel de solliciter un deuxième mandat, car, «ce n’est pas à moi de lâcher, c’est aux électeurs de me congédier», indique M. Arthur. En tant que représentant des citoyens, il dit porter les dossiers qui émanent du milieu, lorsqu’on réclame son aide. Ses priorités sont donc celles des électeurs.
«Je ne m’impose pas, mais quand on me propose un dossier et qu’on me convainc que c’est la chose à faire, je le défends. Je ne suis pas un administrateur, mais un représentant», indique M. Arthur.
Pendant son dernier mandat, il juge «qu’on n’a jamais tant parlé du comté de Portneuf-Jacques-Cartier», puisque le seul député indépendant élu de la chambre des communes a suscité l’intérêt des médias locaux et nationaux.
Plutôt que d’accrocher des pancartes électorales en bordure des routes, M. Arthur propose aux électeurs de s’en procurer de plus petites pour garnir leur terrain. Ces pancartes sont échangeables contre «une contribution à la caisse électorale, puisqu’en étant indépendant, je n’ai pas de parti pour me soutenir», explique M. Arthur.
Cette façon de s’afficher change le message que portent les pancartes électorales estime M. Arthur. «Plutôt que de demander aux citoyens de voter pour moi, ce sont eux qui expriment publiquement leur appui», explique-t-il. Par ailleurs, le candidat indépendant va porter lui-même les pancartes chez les citoyens intéressés, ce qui lui permet d’entrer en contact avec les électeurs et de les écouter. Selon lui, il s’agit d’une démarche beaucoup plus respectueuse que le porte-à-porte qu’il juge trop «intrusif».


