Depuis le tremblement de terre en Haïti on parle presque plus de la fermeture du Parlement. Les morts, les blessés et les malheureux de Haïti sont devenus beaucoup plus importants que les jeux cyniques du Premier ministre.
Mais ça pourrait reprendre de plus belle lorsque les nouvelles d’Haïti seront meilleures, pour plusieurs raisons :Les 180 000 individus qui se sont inscrits en défaut contre Harper sur Facebook n’auront pas disparu.
Des manifestations contre la prorogations auront toujours lieu le 23 janvier tel que prévu.
La centaine d’intellectuels et d’universitaires qui ont signé une lettre contre la prorogation de Harper ne se volatiliseront pas non plus.
Le dernier sondage d’EKOS administré avant le désastre confirme que le gouvernement Harper a mangé sa pire claque dans les intentions de vote depuis plus d’un an. Les derniers chiffres : Conservateurs 30,9%; Libéraux 29,3 %; NPD 15,3%; les Verts 1,9%; le Bloc 10,2%.
Une fois que l’intérêt pour la catastrophe aura diminuée, la grogne contre la prorogation reviendra à l’avant-scène.
Les Canadiens recommenceront à parler de la menace de Harper de fermer le Parlement tous les ans pour ne pas avoir à faire face aux questions de l’Opposition à la Chambre des communes?
La crise de la prorogation est loin d’être finie.
La tragédie haïtienne sauve Harper
On appelle ça « sauvé par le malheur des autres. » Du moins temporairement.
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