La majorité Canadiens ne passent pas de tests de dépistage du cancer du côlon.



Publié le 11 Janvier 2010
Publié le 7 Mai 2010
 

Selon une nouvelle enquête nationale, si presque tous les Canadiens comprennent l’importance de passer des tests de dépistage du cancer du côlon, la plupart ne l’ont pas fait et ne savent pas exactement quand et comment le faire. Le cancer du côlon constitue la deuxième cause de mortalité attribuable au cancer chez les hommes et les femmes. On estime qu’en 2009, environ 22 000 Canadiens ont reçu un diagnostic de cancer du côlon et que 9 100 en sont morts. S’il est détecté suffisamment tôt, il s’agit également de l’un des cancers dont le traitement a le plus de chances de réussir.

Sujets :
Lutte contre le cancer , Réseau national de dépistage du cancer colorectal du Partenariat canadien , Société canadienne du cancer , Canada , Hôpital St. Michael’s de Toronto , Source Partenariat

«Passer des tests de dépistage du cancer du côlon régulièrement constitue notre meilleur moyen de défense pour détecter à un stade précoce ce cancer qui se traite bien. L’enquête indique que presque tous les Canadiens comprennent cela, ce qui est une bonne nouvelle», affirme la Dre Heather Bryant, vice-présidente, Lutte contre le cancer, Partenariat canadien contre le cancer. «Bien que le nombre de Canadiens qui passent des tests de dépistage du cancer du côlon augmente, l’enquête montre que la majorité des Canadiens à risque ne le font pas encore actuellement. Il est très important de comprendre que le dépistage signifie subir un test lorsqu’on se porte parfaitement bien et ne présente aucun symptôme».

L’Enquête sur le dépistage du cancer du côlon au Canada a été effectuée auprès de 3 153 Canadiens et Canadiennes âgés de 45 à 74 ans pour connaître leur compréhension et leurs attitudes à l’égard des tests de dépistage du cancer du côlon. Commandée par le Réseau national de dépistage du cancer colorectal du Partenariat canadien contre le cancer, l’enquête a été réalisée par Angus Reid Public Opinion en partenariat avec le centre de recherche en santé appliquée de l’hôpital St. Michael’s de Toronto. «Nous savons que le dépistage fonctionne», déclare Heather Chappell, directrice, Politique en matière de lutte contre le cancer, Société canadienne du cancer, et membre du Réseau national de dépistage du cancer colorectal. «Les observations scientifiques indiquent que les décès attribuables au cancer du côlon pourraient diminuer de façon considérable si les Canadiens et les Canadiennes âgés de 50 à 74 ans se soumettaient tous les deux ans à un examen des selles. En fonction des statistiques de 2009, il serait possible de sauver 1 500 personnes chaque année si un plus grand pourcentage de Canadiens et de Canadiennes passait des tests. Les conclusions de l’enquête seront extrêmement utiles pour déterminer des façons plus efficaces d’encourager les gens à passer des tests de dépistage du cancer du côlon».

Points saillants de l’Enquête sur le dépistage du cancer du côlon au Canada

Les Canadiens et les Canadiennes comprennent bien les avantages du dépistage du cancer du côlon :

La majorité, soit 95%, des Canadiens et des Canadiennes âgés de 50 à 74 ans, admettent que le dépistage précoce du cancer du côlon peut grandement améliorer les chances de survie. Par ailleurs, 92% conviennent que si le cancer du côlon est détecté suffisamment tôt, il peut être traité avec succès, tandis que 91% croient également qu’un test n’est qu’un faible prix à payer par rapport aux bienfaits potentiels considérables qu'il présente pour la santé.

De plus, 68% des répondants savent que le fait d’être âgé de plus de 50 ans augmente les risques de cancer colorectal et 84% pensent que les gens de leur âge devraient passer les tests.

Malgré ces statistiques, on observe un écart entre la compréhension des Canadiens et les mesures qu’ils prennent:

Malgré les niveaux de sensibilisation élevés, l’enquête montre que 56% des Canadiens et Canadiennes âgés de 50 à 74 ans n’ont pas passé de tests de dépistage récents. Par tests récents, on entend les tests de recherche de sang occulte dans les selles (RSOS) subis au cours des deux dernières années et une coloscopie ou une sigmoïdoscopie subie au cours des cinq dernières années. 60 pour cent ne saisissent pas qu’ils devraient subir les tests de dépistage avant l’apparition de signes ou de symptômes.

La conversation est primordiale :

Près de 70 pour cent ne pouvaient se rappeler avoir eu une discussion au sujet du dépistage du cancer du côlon avec leur médecin.

L’enquête a souligné que le fait d’avoir une discussion avec son médecin au sujet du cancer du côlon est le facteur le plus susceptible d’amener une personne à subir un test de dépistage de ce cancer.

Augmentation du nombre de Canadiens et de Canadiennes subissant les tests

Selon l’Enquête sur le dépistage du cancer du côlon au Canada, 44 pour cent des Canadiens et Canadiennes âgés de 50 à 74 ans ont déclaré avoir subi un test récent, soit un examen des selles pouvant s’effectuer à la maison (RSOS) ou un examen interne (coloscopie ou sigmoïdoscopie) qui s’effectue dans un établissement médical. Cette constatation correspond aux résultats de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) de Statistique Canada selon laquelle en 2008, environ 40% des Canadiens et des Canadiennes âgés de 50 à 74 ans ont déclaré avoir subi une RSOS au cours des deux dernières années ou une coloscopie ou sigmoïdoscopie au cours des cinq dernières années. Le taux de gens ayant subi des tests de dépistage a augmenté en moyenne de 6% de 2005 à 2008 dans les provinces et les territoires pour lesquels on disposait de cette information.

Source Partenariat canadien contre le cancer

Commentaires

  • Nom de l\'usager
    Pierre Perron
    - 19 Juillet 2010 à 12:40:50

    J' attends toujours mon examen de coloscopie. Je m' en vais vers la deuxième année d' attente. Ils disent que c' est primordial de passer un test. Est-ce qu'ils veulent dire à l'autopsie...?

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