Fondé et piloté par Environnement Jeunesse (ENJEU) en 2004, Cégep Vert du Québec a comme objectif de doter les collèges et cégeps de structures de gestion prenant en compte le développement durable selon un principe d'amélioration continue. Près de 60 % des établissements de la province adhèrent au programme qui fête ses cinq ans cette année dont plusieurs dans la région de Québec.
Si l’objectif est simple, l’atteinte des différents niveaux de certification (quatre au total) demande pas mal de travail. Les premières phases portent sur la discussion et l’adoption de politiques environnementales, de plans d’action et sur l’établissement de fonds environnementaux d’intervention. Le travail se complique en cours de route, si bien que pour obtenir la certification de niveau Excellence, il faut mettre en place plusieurs mesures comme, par exemple, créer un poste permanent à l’environnement au sein de l’institution ou encore mettre en place des mesures d’efficacité énergétique.
Le Cégep Limoilou, le Collège Mérici et le Campus Notre-Dame-de-Foy font partie du regroupement. Pour les trois établissements, qui en sont à leur première année de participation au programme, la saine gestion environnementale et le développement durable représentent des valeurs fondamentales.
Ainsi, au Campus Notre-Dame de Foy (certification de niveau un), les efforts de respect de l’environnement ne datent pas d’hier selon Michel Laferrière, directeur des services aux étudiants. Et l’obtention du niveau un n’est qu’un début «C’est officiel que l’an prochain, on veut atteindre le niveau deux. En fait, on s’est fixé des objectifs précis pour l’atteinte du niveau Excellence», assure M. Laferrière.
Au collège Mérici, le plan stratégique du directeur général Pierre L'Heureux a permis à l’institution un départ sur les chapeaux de roues, directement au niveau deux. Les exemples d’actions concrètes sont nombreux : recyclage avec poubelles se divisées en quatre boite et centre de tri, compostage rendu possible grâce à une entente avec la Ville, fluorescents remplacés pour de sauver de l’énergie ou clé USB remplaçant les documents papier.
Et, comme il faut chaque année faire la démonstration de sa volonté de promouvoir le développement durable, Pierre L’Heureux a déjà de nombreux projets pour l’an prochain. «On prévoit l’acquisition d’une Prius hybride pour faire le recrutement d’étudiants à travers la province. On commandera aussi une étude pour voir s’il est possible de passer à la géothermie», explique le directeur.
Le champion des Cégeps verts demeure toutefois le Cégep Limoilou qui a atteint le niveau 3 à sa première année de participation, le plus haut niveau si on considère que la certification Excellence ne peut être accordée à une institution qu’à partir de sa deuxième année de participation au programme. C’est que le cégep aux deux campus était déjà certifié Établissement vert Bruntland et donc engagé en matière d’écoresponsabilité.
«Nous n’avions tout simplement pas encore postulé pour obtenir l’accréditation Cégep vert du Québec, indique Barbara Genest, responsable du Comité environnement du Cégep Limoilou. Le cégep avait sa politique environnementale depuis février 2006 et menait déjà passablement d’actions vertes. Je suis convaincue qu’on va atteindre la certification excellence cette année!»
Différentes activités liées à l’environnement se sont tenues au Cégep Limoilou l’année dernière. La plus importante, «Au Cégep avec ma tasse», une journée de sensibilisation visant la diminution des tasses à usage unique, était une première à Québec. Les étudiants comptent bien réitérer l’expérience l’année prochaine et encourager les autres institutions de Québec à faire de même. Le message est lancé, la mode verte aussi!


