Débuté au printemps 2011, le déploiement des compteurs dits «intelligents» dans le cadre du projet-pilote touchant les régions de Boucherville, Memphrémagog et Villeray est complété. Après cette première phase, des consultations publiques doivent se tenir devant la Régie de l’Énergie au cours de cet hiver. Hydro-Québec entend ultérieurement poursuivre le déploiement des appareils électroniques à l'ensemble des propriétés de la province.
Toutefois, devant l'inquiétude qui augmente à l'égard des compteurs émetteurs d'une potentielle pollution électromagnétique, la société d'État a récemment cherché à calmer le jeu. Au cours d'une conférence de presse, la présidente d'Hydro-Québec Distribution, Isabelle Courville, a tenu à rassurer la population. «Ces radiofréquences sont cent mille fois inférieures aux normes de Santé Canada», a-t-elle insisté.
Au cours d'une séance d'information technique, les experts d'Hydro-Québec ont indiqué que les compteurs émettent moins qu'un four à micro-ondes, un cellulaire ou une connexion wifi. Les données sont transmises six fois par jour. Toutefois, les compteurs électroniques se connectent au réseau une fois par minute et, durant cette phase de 0,06 seconde, la force de l'onde atteint environ cinq fois celle d'un micro-ondes. Cela reste sous la norme de Santé Canada, mais équivaut à davantage qu'un cellulaire.
Moratoire réclamé
À ce jour, il n'existe aucune analyse sur les effets à long terme des radiofréquences émises par les compteurs électroniques. La direction de la santé et de la sécurité d'Hydro-Québec réfère plutôt aux études épidémiologiques menées auprès des utilisateurs de cellulaires. Celles-ci n'ont toujours pas déterminé s'il existait un risque potentiel de causer certains cancers. Dans les circonstances, l'organisme Sauvons nos enfants des micro-ondes (SEMO) suggère d'appliquer le principe de précaution.
Cette position ne convainc pas les groupes environnementaux, qui multiplient les manifestations et les séances d'information. L'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) déplore qu'on n'ait pas opté pour une technologie plus sécuritaire pour la santé. Outre les incertitudes liées à la multiplication des micro-ondes au foyer, on signale que les compteurs imposés ont déjà été trafiqués par des pirates informatiques et que certains modèles installés en Californie ont pris feu.
De son côté, la Coalition québécoise de lutte contre la pollution électromagnétique (CQLPE) a lancé une pétition réclamant un moratoire sur l'installation des compteurs de nouvelle génération d'Hydro-Québec. L'organisme souhaite que le gouvernement instaure une commission d'enquête sous l'égide du Bureau d'audiences publiques en environnement (BAPE), pour évaluer le projet et ses risques. Enfin, on demande à ce que les clients puissent avoir la possibilité de se soustraire à l'installation d'un nouveau compteur émetteur de radiofréquences.
Pour plus d'information : www.hydroquebec.com/residentiel/nouveau-compteur ou www.cqlpe.ca


Je crois que ce qui alimente le débat est bien plus la peur des releveurs de compteurs de perdre leur emploi bien payé que les effets réels sur la santé. Il a été prouvé scientifiquement par des essais officiels que les émissions radio sont inférieures à celles d'un téléphone cellulaire... A ce compte là, il faudrait aussi mener un combat contre les cellulaires ! Quelle est cette zone pilote où tous les gens sont malades ? Faire peur au monde comme ca