Les symptômes causés par les allergies saisonnières, que l’on appelle aussi rhume des foins, mais dont le terme médical est rhinite allergique, empêchent parfois les personnes qui en souffrent de demeurer actives et de faire des activités à l’extérieur. Maintenant à la retraite, des projets plein la tête, il serait impensable de ne pas réaliser ses rêves en raison des allergies.
Il existe deux types de rhinite allergique, soit annuelle et saisonnière. La première est causée par la présence des acariens, de la poussière, d’animaux domestiques ou de moisissure à l’intérieur de la maison. La deuxième, dont la saison bat son plein, est plutôt causée par la pollinisation des arbres (du mois de mars à la fin mai), la pollinisation des graminées (de mai à juillet) et celle des mauvaises herbes, dont l’herbe à poux (du mois d’août jusqu’au premier gel), qui est le plus gros problème au Québec.
La rhinite allergique crée une réaction exagérée du système immunitaire et les principaux symptômes sont la congestion nasale, les quintes d’éternuements, le nez et/ou les yeux qui piquent, le nez et/ou les yeux qui pleurent, les yeux rouges et parfois les démangeaisons de la peau. Pour profiter pleinement des beaux jours du printemps, de l’été et de l’automne, il est important de prendre en charge ces allergies. Pour ce faire, la Dre Francoeur propose deux solutions, soit le contrôle environnemental et la médication.
«Le contrôle environnemental s’effectue par une modification de nos comportements permettant de minimiser les contacts avec les sources d’allergies. Évidemment, on ne peut pas se cacher dans une bulle de verre, mais il existe quelques trucs, mentionne Mme Francoeur. Surveiller l’indice pollinique diffusé dans les médias en est un. Celui-ci aidera à planifier les activités à l’extérieur en attendant une journée où l’indice sera moins élevé.»
Il est aussi possible de diminuer la durée de ses activités dehors, comme prendre une marche en forêt, jardiner ou tondre le gazon. Parfois, porter un masque peut s’avérer nécessaire. Puis de retour à la maison, il est préférable de changer de vêtements et de se doucher pour faire disparaître le pollen qui s’est posé sur nous.
Par ailleurs, garder les fenêtres de la maison fermées évitera que le pollen se dépose sur les canapés, le lit, etc. Éviter de faire sécher ses vêtements et la literie sur la corde à linge est également conseillé. «Le pollen ne se voit pas, il s’agit de fines particules invisibles à l’œil nu qui peuvent s’accrocher aux vêtements et viennent ainsi augmenter les symptômes d’allergies», souligne la Dre Francoeur.
D’autres irritants représentent des facteurs aggravants des symptômes d’allergie. Il s’agit de la fumée de cigarette, la pollution atmosphérique, les produits chimiques, les odeurs fortes, les émanations d’un poêle à bois. Il est donc préférable d’éviter d’y être exposées. Surtout, il ne faut pas croire que couper les arbres sur son terrain va améliorer sa condition, puisque «le pollen voyage à des kilomètres avec le vent», indique Mme Francoeur.
En plus des changements comportementaux, certains médicaments peuvent réduire les symptômes et rendre le quotidien plus agréable. Les antihistaminiques non sédatifs, c’est-à-dire qui ne causent pas de somnolence, peuvent être dénichés sans ordonnance à la pharmacie.
«Ils sont intéressants, car ils agissent rapidement et ont un effet soutenu pendant 24 heures», indique la Dre Francoeur. Le pharmacien saura alors bien conseiller son client. Si les symptômes perdurent, il sera important de consulter son médecin afin qu’il prescrive un autre traitement selon l’importance des symptômes.


