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Maintien à domicile dispendieux pour les familles de personnes en fin de vie

Publié le 10 Février 2010
Publié le 7 Mai 2010

Le maintien à domicile des personnes en fin de vie entraîne des frais considérables pour leurs familles, révèle une étude pancanadienne supervisée par Serge Dumont, professeur à la Faculté des sciences sociales de l’Université Laval. Selon les résultats publiés dans une récente édition de la revue scientifique Palliative Medicine, cette pratique amène une famille à assumer au-delà de 25 % des frais liés aux soins de fin de vie, pour une facture moyenne de près de 5 000 $.

Sujets :
Université Laval , École de service social , Université de l’Alberta , Canada , Montréal , Winnipeg

«Au Canada, depuis une vingtaine d’années, le maintien à domicile des personnes en fin de vie est valorisé et favorisé par la mise en place de programmes intégrés de soins palliatifs, souligne le professeur Dumont. Toutefois, dans une perspective d’équité et de justice sociale, le fait de prendre en charge un grand malade à la maison ne devrait pas compromettre la sécurité financière des ménages», met en garde le chercheur, également directeur de l’École de service social de l’Université Laval.

Les 248 participants à l’étude provenaient de cinq villes canadiennes (Halifax, Montréal, Winnipeg, Edmonton et Victoria). Ils vivaient à la maison et recevaient des soins de la part d’une personne de leur famille. Par le biais d’entrevues téléphoniques réparties sur période de six mois, les chercheurs ont demandé aux participants de fournir des renseignements sur le type et le nombre de biens et services utilisés et d’en identifier les pourvoyeurs.

Les réponses obtenues ont permis de déterminer que le coût total moyen était de 18 446 $ et qu’il était assumé dans une proportion de 71,3 % par le système de santé, de 26,6 % par la famille du patient en fin de vie et de 1,6 % par des organismes bénévoles.

L’étude a été réalisée en milieu urbain, où des programmes intégrés de soins palliatifs étaient accessibles aux malades. Or, rappelle Serge Dumont, de tels services ne sont accessibles qu’à moins de 10 % de la population au Canada. «En l’absence de programmes de soins palliatifs, le fardeau financier est susceptible d’être plus imposant pour les familles, indique le chercheur. Il serait important de mieux connaître la situation en milieu rural où l’accès aux soins et aux services est parfois plus restreint.»

Outre Serge Dumont, les cosignataires de l’étude sont Donna Anderson, Véronique Turcotte et François Harel, de l’Université Laval, ainsi que Philips Jacobs et Konrad Fassbender, de l’Université de l’Alberta. Cette étude a été rendue possible grâce à une subvention des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC). * (Source : Université Laval)

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