«Ce nombre représente une augmentation de 34 % pour les enfants et de 37 % pour les bénévoles par rapport à l’année dernière», explique Annie Proulx, directrice générale de l’organisme, situé à Saint-Lambert, sur la Rive-Sud de Montréal.
Le projet voit le jour en 2002, en France, sous l’initiative de l’écrivain Alexandre Jardin. «Il est venu présenter le projet lors du colloque de la Confédération des organismes familiaux du Québec (COFAQ) et nous avons décidé d’appliquer la formule au Québec.» Mme Proulx ajoute qu’on a d’abord procédé à des projets pilotes et, une fois ceux-ci rodés, les premières activités ont commencé.
«C’était au cours de l’année scolaire 2004-2005, précise-t-elle. Les rencontres durent huit semaines, à raison d’une heure par semaine, et s’adressent à une clientèle de la maternelle et des deux premières années du primaire. Les bénévoles sont des personnes de 50 ans et plus, qu’on invite à faire la lecture à des groupes composés de deux à cinq enfants. C’est l’école qui détermine qui pourra suivre cette activité.»
Bien vite, l’activité connaît un succès qui ne cesse de croître et les deux régions où on enregistre présentement le plus haut taux de participation sont celles de Québec (25 %) et de Chaudière-Appalaches (18,5 %), pour un total de 43,5 %. «Pour la région de Québec, nous croyons que l’implication de Marie Goyette, directrice de la Bibliothèque Gabrielle-Roy et membre du conseil d’administration de Lire et faire lire, y a été pour beaucoup. En effet, signale Mme Proulx, plusieurs bibliothèques de la région de Québec et de la Rive-Sud (Lévis) ont emboîté le pas. Et, nous espérons que d’autres bibliothèques suivront, au cours des prochaines années.»
Annie Proulx affirme que le défi de Lire et faire lire est de monter des antennes en région. «Nous devons trouver des organismes et des bibliothèques qui veulent adhérer, sans oublier les bénévoles qu’il nous faut recruter. Au moment où on se parle, indique-t-elle, nous sommes présents dans 13 régions administratives du Québec et, partout où il se déroule des activités, les enfants participent et les adultes y trouvent également leur compte. C’est un geste de générosité, une rencontre autour de la lecture axée sur le plaisir. Nous offrons une formation aux bénévoles, mais on ne leur demande pas d’être des professionnels.»
DéfisParmi les prochains défis à relever, mentionnons le développement de nouvelles régions et une offre accrue de listes de lecture. «Nous avons mis sur pied un plan triennal qui débutera bientôt et qui devrait se terminer par un grand rassemblement au terme de la saison 2010-2011. Entre-temps, nous avons déjà dépassé l’objectif de cette année, ce qui augure bien pour l’avenir de Lire et faire lire», conclut Mme Proulx. Pour en savoir davantage : www.lireetfairelire.qc.ca.
