Riche d’une histoire de 10 générations, l’ouvrage de 250 pages intitulé Petite histoire des familles Boilard et Boislard au Québec dresse le portrait des descendants de Mathurin et Marie Desanges (France) et leur fils Jean Boilard, le premier de ce nom à arriver en Nouvelle-France, vers 1675.
«Je vais aux archives depuis cinq ans pour consulter le logiciel BMS, soit baptêmes, mariages et sépultures. Au début, je ne savais pas comment lire les ouvrages de généalogie. La religieuse Anne-Marie Poirier de la Société généalogique de Pont-Rouge m’a donné un bon coup de main», assure Mme Boilard.
Dorothée Boilard a souhaité approfondir ses recherches historiques, mais surtout pallier un manque de référence sur les Boilard. «Il n’existait, à ma connaissance, aucun ouvrage aussi détaillé. Dans mes recherches, j’avais seulement trouvé quelques articles.»
Le livre se compose en deux parties: la première constitue la lignée de Dorothée Boilard, soit Jean Boilard et Jeanne Maranda, et la deuxième détaille la famille de Claude Boilard et Marie-Anne Larrivée.
«Au début, Boilard s’écrivait sans s. Le s est apparu dans la région de Sherbrooke à la cinquème génération par l’influence des prêtres et des religieuses qui avaient de l’instruction. Ils suivaient la logique que si Boisjoli s’écrivait avec un s, alors pourquoi pas Boislard?»
Dorothée Boilard a réussi à mettre la main sur des Boilard à Lewinston et à Biddeford, dans le Maine. «Dans ces endroits, il y avait des usines de coton. Au début, on faisait venir de France des ouvriers et des tailleurs de pierre pour construire des routes et des bâtiments. Beaucoup de Boilard ont aussi été des agriculteurs. De toutes les générations, il n’y en a pas beaucoup qui se sont démarqués», note-t-elle.
Il n’y a pas que les journaliers, mais aussi les entrepreneurs, comme Évangéliste, le père de Dorothée, qui s’est occupé de la gestion de l’Auberge des pins au Lac St-Joseph.
«Dans les années 1960 et 1970, c’était l’endroit de villégiature par excellence. Il y avait de nombreuses auberges et l’Hôtel du Lac St-Joseph, mais elles ont toutes passé au feu et n’ont pas été reconstruites», déplore l’auteure.
Malgré les péripéties qu’elle a notées au passage, cette retraitée de l’enseignement est persuadée que cet ouvrage sera une référence pour les Boilard et Boislard souhaitant monter leur arbre généalogique.
Dorothée Boilard est aussi l’auteure de cinq autres publications, dont Les charmes de Fossambault-sur-le-Lac et Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier: un choix naturel.

Ou puiis-je me procurer le livre des 50 années d'histoire du club de golf Lac St-Joseph écrit par Mme Dorothée Boiard Merci de me répondre !