«C’est bien de pouvoir compétitionner à la maison, déclare-t-il. Les courses sont relativement longues et nos supporters vont nous donner un regain d’énergie. Je n’ai aucune attente en ce qui concerne mes résultats. Mon principal objectif est de donner mon 100%, c’est là-dessus que je vais me concentrer.»
L’athlète s’est initié au biathlon à l’âge de treize ans. Déjà, il ressentait le besoin d’exploiter son potentiel au maximum. «En débutant c’était déjà une passion. J’étais conscient des obstacles qui m’attendaient et des sacrifices que je devrais faire», souligne-t-il.
En effet, comme beaucoup d’athlètes de haut niveau, il n’a pas vécu la même adolescence que la plupart de ses confrères. Ses temps libres étaient peu nombreux et ils se divisaient constamment entre les entraînements et les devoirs. Ses parents l’ont toujours encouragé dans son cheminement et le suivent depuis ses débuts. À présent, le plus difficile est de concilier sa vie sportive avec sa vie amoureuse. «Je ne suis pas très présent pendant la saison de compétitions, alors c’est difficile pour ma femme et moi. Mais elle connaît mes objectifs et elle est très compréhensive.»
Au niveau où il est rendu aujourd’hui, ses entraînements ne cessent jamais. Il s’agit d’une occupation à temps plein, onze mois par année. Le nombre d’heures qu’il y consacre sur une base hebdomadaire varie entre 12 et 35, tout dépendant de la période de l’année. La saison débute en décembre et se termine à la fin mars. Pendant le mois qui suit, les athlètes récupèrent.
«J’en profite alors pour me reposer, chercher des commanditaires, et me consacrer à mes cours au CEGEP», explique-t-il. En effet, il complète présentement son diplôme d’études collégiales avec des cours à distance qu’il réussit à effectuer entre ses compétitions et ses séances d’entraînement. Par la suite, au début du mois de mai, l’entraînement reprend avec une augmentation graduelle d’intensité. En octobre et novembre, les biathlètes effectuent des simulations de courses, et la saison redémarre en décembre.
L’âge des athlètes varie beaucoup dans cette discipline sportive. Certains poursuivent leur carrière jusqu’à 40 ans. Pour sa part, Jean-Philippe Le Guellec compte bien continuer sur sa lancée jusqu’au moins en 2014. En ce qui concerne son avenir professionnel, il ne s’est pas encore penché sur la question.
«Pour l’instant, c’est le biathlon à temps plein mais je suis conscient qu’il s’agit d’un entre-deux. Je remets tout simplement à un peu plus tard le moment de prendre ma décision concernant ma carrière professionnelle», termine-t-il.
Dans la peau d’un biathlète : Entrevue avec Jean-Philippe Le Guellec
Vers les Jeux olympiques de Vancouver 2010
Jean-Philippe Le Guellec pratique le biathlon depuis onze ans. Cet hiver, il participera à six épreuves de la Coupe du monde qui se dérouleront en Europe, en plus de sa présence bien attendue aux Jeux olympiques de Vancouver. Né à Kingston, en Ontario, et résident aujourd’hui à Québec, il est le seul Québécois à s’être qualifié en biathlon.
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