Elle fait partie des trois Canadiennes ayant accès aux Championnats mondiaux en mai prochain. La compétition, prévue en Chine, déterminera les huit athlètes féminines dans la catégorie 60 kg qui participeront aux Jeux olympiques (JO) de Londres. Une chance unique puisque la boxe féminine fera partie pour la première fois du programme officiel.
«Une participation aux Jeux olympiques, ça représente une cerise sur le sundae d’une carrière amateur. C’est tellement gros, ça va être historique, on pourrait marquer l’histoire», explique la boxeuse détenant un huitième titre canadien.
Depuis son gain aux Canadiens en Nouvelle-Écosse, une frénésie se fait sentir autour de la jeune femme, originaire de Saint-Émile. La boxe est une histoire de famille chez les Bizier. Alors que son frère Kevin est le nouveau détenteur de la ceinture NABA chez les mi-moyens professionnels, son père Rémi se charge de l’entraînement de Sandra depuis 1998 à son club de boxe Le Cogneur à Charlesbourg.
«Les Olympiques, c’est quelque chose que j’aimerais faire pour mon père», ajoute l’athlète de 32 ans. Ce dernier n’a pas pu être présent aux Jeux panaméricains en 2011, il s’agit donc d’une seconde occasion à ne pas manquer si elle vient à se présenter. «Comme entraîneur d’aller aux Jeux olympiques, ça bouclerait sa carrière», commente Sandra Bizier.
Avec ce laissez-passer aux Mondiaux, une étape importante a été franchie par Sandra Bizier. «J’ai commencé à réaliser qu’il reste une étape. Tout d’un coup, ça m’a l’air gros. Les deux autres Canadiennes, elles ne font que ça. C’est leur vie», confie la policière de carrière et maman d’un garçon de 18 mois.
Après une semaine de repos à son retour des Championnats canadiens, l’entraînement a repris. Son équipe lui réserve un programme du tonnerre afin qu’elle soit prête juste à temps pour la qualification en vue des JO. «Au début, ça va être du volume, plus longtemps, et moins intensif», précise-t-elle. Même si la boxe prendra plus de place dans sa vie dans les prochains mois, la pugiliste continue à voir son sport comme une passion. Son leitmotiv: un adversaire à la fois.
Un deuxième enfant et une entrée chez les professionnels
Alors que les Jeux olympiques accapareront ses pensées jusqu’à l’été, le projet d’avoir un deuxième enfant fera partie de ses priorités post-olympiques. Quant à la boxe, elle convoite l’idée de tenter sa chance chez les professionnels. «Être sur la même carte que mon frère Kevin, ce serait le summum», conclut-elle.
L'Actuel, membre du Groupe Québec Hebdo

