La Jacques-Cartier de plus en plus populaire


Publié le 8 mars 2017

La population de la MRC a augmenté de près de 20% au cours des cinq dernières années.

©(Photo gracieuseté – MRC Jacques-Cartier)

POPULATION. Selon les données du dernier recensement, les gens sont de plus en plus nombreux à choisir la région de La Jacques-Cartier.

Au recensement de 2011, le nombre de résidents avait explosé de 50% en cinq ans. La MRC poursuit cette lancée avec une nouvelle augmentation de près de 20% de sa population au cours des cinq dernières années.

La couronne nord de Québec compte maintenant 43 485 résidents, toujours selon les données du recensement. Toutes les villes et municipalités de la MRC ont connu une augmentation significative de leur population. D'ailleurs, six des neuf villes et municipalités de la MRC se hissent parmi les dix localités ayant connu la plus forte croissance dans la région de Québec.

C'est sans surprise la municipalité de Sainte-Brigitte-de-Laval qui remporte la palme de la plus grande hausse de population, ayant accueilli plus de 1 600 nouveaux résidents depuis le dernier recensement. Les villes de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier et Fossambault-sur-le-Lac font également très bonne figure avec des hausses de près de 22 %. La ville de Shannon a quant à elle accueilli près de 1000 nouveaux habitants.

Une hausse qui représente des défis

Les villes de la MRC de la Jacques-Cartier n'ont pas toutes les infrastructures nécessaires pour faire face à une hausse de la population qui ne cesse de s'accentuer. Du côté de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, les élus ont pris la décision, il y a environ quatre ans, de contingenter les permis de construction.

Dans le plan triennal, il est convenu à l'avance de combien de permis de construction la ville pourra accorder chaque année pour éviter notamment des problèmes de gestion de l'eau et de réseau routier, explique le maire, Pierre Dolbec.

Une grille d'évaluation a été mise en place pour évaluer les projets de constructions, entre autres afin d'assurer de la diversité dans les types de bâtiments, poursuit M. Dolbec. Des constructeurs peuvent attendre quatre ou cinq ans avant d'obtenir ce convoité permis.

M. Dolbec estime que sans ce contingentement, la hausse de population serait beaucoup plus marquée que 22% et la Ville ferait  face à de graves problèmes d'infrastructures.

Pour «demeurer en avant de la parade», la ville de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier a investi 1M$ pour agrandir le bassin de rétention pour le drainage des eaux pluviales.

Une nouvelle école primaire pouvant accueillir 550 élèves a d'ailleurs été livrée il y a deux ans. L'année suivante, un manque d'espace commençait déjà à se faire sentir, explique le maire. Sainte-Catherine doit d'ailleurs composer avec une moyenne d'âge de 34 ans, ce qui en fait la deuxième plus jeune municipalité au Québec, ajoute M. Dolbec. C'est donc dire que beaucoup de jeunes familles décident de s'y établir.

  • Stoneham-et-Tewkesbury: hausse de la population de plus de 17%
  • Saint-Gabriel-de-Valcartier: hausse de la population de plus de 15%
  • Lac-Delage: hausse de la population de plus de 6,7%
  • Lac-Saint-Joseph: hausse de la population de plus de 6,5%
  • Lac-Beauport: hausse de la population de plus de 3,6%