Certains parents en lutte contre les décisions du DPJ à leur égard demeurent amers devant les méthodes utilisées et surtout le retrait des enfants de leur milieu familial.
Des parents en furie contre le DPJ
Dossier: Protection de l'enfance
Le rôle du Directeur de la protection de la jeunesse (DPJ) est depuis plusieurs années contesté par nombre de parents et d’associations de citoyens. Du nombre, l’Association pour le respect des droits des enfants, des parents et des grands-parents du Québec (ARDEPGPQ) estime qu’on assiste parfois à un véritable «kidnapping d’enfants».
«Depuis la création de l’association, il y a trois ans, les appels reçus proviennent en grande majorité de parents qui sont véritablement en guerre contre le DPJ. C’est David contre Goliath», déplore la présidente de l’ARDEPGPQ, Luce Bouchard. Cette dernière prétend avoir aidé des dizaines de parents qui se sont sentis lésés par le DPJ. Les David semblent nombreux et les plaintes s’accumulent, bien que plusieurs croient que celles-ci sont faites en vain, faute d’une oreille impartiale. L’ARDEPGPQ croit d’ailleurs qu'à l'occasion, le DPJ nuit plus qu’il n’aide au développement des enfants.
C’est que depuis l'été 2007, l'entrée en force de la Loi 125 a fait en sorte de «simplifier les règles de procédure applicables devant le tribunal, afin d’accélérer le traitement de certains dossiers tout en respectant les droits de l’enfant». Les droits parentaux, par contre, s’en trouvent amoindris. Le temps qu’ils ont pour se reprendre en main étant écourté par le placement – et l’adoption – plus rapide de l’enfant en famille d’accueil. Et, une fois placé, il semble difficile pour les parents de garder contact avec leur(s) enfant(s)…
Cette Loi 125, dont l’objectif de stabiliser la condition des enfants le plus vite possible s'avère incontestable, provoque néanmoins du mécontentement parmi les parents touchés. Les effets pervers des modifications qu’elle impose sont subis par certains parents dont les enfants sont pris en charge par le Directeur de la protection de la jeunesse. Le règlement d’une problématique a donc eu comme effet d’en faire ressurgir une autre.
Grande frustration parentale
Outre l'aspect légal, il semble que d’autres éléments concernant les procédures auprès du DPJ amènent des frustrations chez les parents. Plusieurs d’entre ceux dont les enfants sont pris en tutelle critiquent le traitement des plaintes.
«En bout de ligne, on dirait que les plaintes ont pour seul effet de punir les parents, proteste Mme Bouchard. Les plaignants ont souvent l'impression de se retrouver sur une sorte de liste noire. En plus, l’endroit où on dirige nos plaintes importe peu, car ce sont tous des vases communicants. J’ai même reçu un appel d’une femme qui avait déposé une plainte au Protecteur du citoyen. Or, lors de sa rencontre avec celui-ci, à sa grande surprise, l’ombudsman avait invité trois représentants du DPJ pour recevoir la plainte. L’ombudsman couche-t-il dans le même lit que le DPJ?»
Des parents en ont aussi contre la façon de procéder lorsqu'il y a des documents à signer. Il s'agit de formulaires qualifiés de complexes, qui nécessitent une connaissance approfondie de la législation en matière de droits de l’enfance. «Peu de gens comprennent tous les tenants et aboutissants des papiers qu’ils signent et les conséquences sont parfois graves. Certains parents avancent même qu’ils ont eu à signer des documents qui leur ont été soumis comme étant des copies des documents précédents, alors qu'il n'en était rien. À tel point, continue Mme Bouchard, que certains avocats suggèrent de ne rien signer provenant de la DPJ sans qu’ils aient eux-mêmes examiné lesdits documents.»
Les témoignages recueillis par QUÉBEC HEBDO concordent sur un point: l’enfant n’est pas consulté sur sa propre volonté de demeurer en famille d’accueil ou de revenir avec sa famille biologique. Selon deux témoignages de parents, le prétexte demeure le même: «ce pourrait être traumatisant pour l’enfant», dit-on auprès du DPJ. Pourtant, le fait d’être séparé de ses parents constitue déjà un stress énorme pour l’enfant.
Droit à un avocat
Un autre point décrié par les pères et mères qui livrent bataille contre le Directeur de la protection de la jeunesse est le manque d’efficacité des avocats de l’aide juridique dans ce genre de cause. De l'avis de la présidente de l’ARDEPGPQ, «ils donnent souvent l'apparence de se faire complices du DPJ. On reste sur l'impression que les avocats de l’aide juridique acceptent plusieurs mandats sans grande conviction, mais parce qu'au volume cela rapporte». Certains parents désabusés avancent même que «les causes se règlent la plupart du temps dans les corridors».
* (Collaboration spéciale Luc Fournier, stagiaire)
Sweet Caro
Commentaire mis en ligne le 27 juin 2009Bonjour !
Quelle aventure le DPJ.
Qui s'y frotte s'y pique !
La fille de mon conjoint à été victime d'agression sexuelle de la part du nouveau conjoint de sa mère. Celui-ci ayant des contacts avec le DPJ par le passé étant dans les forces armées Canadienne et intervenant auprès des jeunes (13 ans selon ses propre dire) à fait en sorte qu'il a eu une certaine protection du milieu.
Plusieurs fatalité comme le retrait d'une plainte pour avoir fait visualiser du matériel pornographique à une mineure (à été retiré par un agent de la SQ pour étouffer l'affaire). Nous avons la preuve hors de tout doute de ceci.
Nous avons abandonné notre combat pour la protection de la petite âgée de 12 ans maintenant car nous avons voulu aider et nous nous sommes retrouvés sur le banc des accusés assez rapidement après 7 mois avec celle-ci.
La petite présente une double personnalité et déblatérait contre sa mère ainsi que le DPJ et de l'autre côté elle déblaérait contre nous ce qui a eu pour effet de nous mettre sur le dit banc.
Le DPJ écoute les enfants... ça du bon peut-être parfois mais en leur offrant une oreille attentive on peu aussi créer un problème à l'inverse lorsque l'enfant présente un trouble en santé mentale. Les parents n'ont plus de droit et tout ce que l'enfant dit est 100% vrai sans possibilité d'appel.
Nous avons donc voulu aider une petite fille en détresse. Nous y avons laissé notre santé pendant 7 mois à combattre Goliath et tenter de faire valoir notre point mais en vain...
Nous avons un matin dû prendre la décision de remettre la petite dans le milieu des agressions car le DPJ avait complètement blanchie le présumé agresseur. Celui-ci quittait les lieux le jour où la petite revenait à la maison de ceux-ci. La mère est toujours avec le présumé
agresseur, le CAVAC à reconnu les agressions sexuelles mais le parent qui a voulu s'en mêler et protéger réellement son enfant s'en trouve aujourd'hui avec un jugement qui lui interdit l'accès à sa fille sans supervision.
Incroyable mais vrai !
La raison est bien simple. Ça prenait un coupable dans l'histoire et figurez-vous qu'ils ont sûrement mal aux talons(ils ont été chercher ça loin croyez-moi). La raison qui aurait provoqué toute cette histoire serait dû au divorce de ses parents qui à été très conflictuel au niveau de la justice, etc. L'enfant aurait inventé une histoire ??? Non, impossible ! J'ai tellement tenté de la prendre en défaut avec des questions pièges...
Aujourd'hui, si quelqu'un nous demandait d'aider... on refuserait catégoriquement sans même y penser une seconde. Le téléphone du DPJ pour nous annoncer l'histoire aura été pour nous un téléphone d'horreurs.
La petite pourra un jour porter plainte contre l'agresseur mais ce qu'on n'arrive pas à s'enlever de la tête... c'est le "torchon" de rapport que le DPJ à fait qui protége l'agresseur et non l'enfant pour une éventuelle poursuite judiciaire. Elle n'aura quasi pas de chance car le "torchon" joue sur sa crédibilité pour défendre le présumé agresseur.
Au risque d'avoir des représailles à ce sujet... je tenais à partager avec vous notre bout de vie auprès du DPJ pour rassurer d'autres parents qui vivraient une situations semblable.
Nous sommes plusieurs victimes du DPJ.
Il y a autant d'enfants que de parents !
Une Sweet Caro qui aimerait revenir en arrière et dire NON je n'aide pas dans cette histoire. Si on avait une deuxième chance dans la vie... ce serait tellement merveilleux. On réalise que ça aurait strictement rien changée avec ou sans notre intervention.