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Bon coup pour le 400e!

Article mis en ligne le 8 juillet 2008 à 6:30
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Bon coup pour le 400e!
Sir Paul McCartney chantera sur les plaines d’Abraham le 20 juillet prochain. Il viendra à Québec pour la première et fort probablement la dernière fois. Il s’agit là du meilleur coup de la Société des fêtes du 400e et de son directeur général, Daniel Gélinas.
Ainsi, grâce à son 400e anniversaire, notre ville sera l’hôte de cet artiste plus grand que nature. Après Liverpool et Kiev, Québec sera possiblement la dernière ville où il se produira en 2008. Malgré tout le respect que j’ai pour Cèline Dion, la présence de l’ex-Beatle à Québec est véritablement le clou du volet spectacle du 400e. Comme le disait Daniel Gélinas en début de semaine : «Paul McCartney n’est pas juste un artiste populaire, c’est une légende, une icône». En fait, il fut l’une des figures de proue du groupe qui révolutionna la musique populaire dans les années 1960 et dont l’influence musicale se fait encore sentir.

La Société du 400e considère avec raison que ce concert de McCartney lui donnera enfin la publicité mondiale tant attendue. En effet, grâce à cet évènement, Québec acquiert une notoriété internationale instantanée puisque le monde entier sait maintenant que Paul McCartney sera à Québec et que cette présence est justifiée par le 400e anniversaire de notre ville. Grâce à lui donc, Québec devient un point de mire culturel mondial, ce qui confère aux célébrations une dimension planétaire. Seule chose difficile à comprendre, on ne prévoit aucune distribution de billets alors qu’on attend une foule de 250 000 personnes contre 100 000 pour Céline Dion. Cherchez l’erreur!

Comme il le disait lui-même, cette annonce de la venue de Paul McCartney à Québec est, pour Daniel Gélinas, «la cerise sur le sundae». Il s’agit probablement du meilleur coup de la carrière de cet homme qu’on peut considérer comme le sauveur des festivités marquant la fondation de notre ville. En effet, force est de constater que son arrivée à la direction de la Société des fêtes du 400e, début janvier, a donné un nouvel élan à cet organisme qui n’allait nulle part.

Malgré ce que peuvent en dire les membres du conseil d’administration de la Société, les dirigeants précédents, sous la piètre gouverne de Pierre Boulanger, amenaient les célébrations directement dans le mur. Sans Daniel Gélinas, son expertise, son sang-froid et sa rapidité d’action, l’échec des fêtes du 400e aurait pu être plus retentissant que celui de Québec 1984.

Il reste encore beaucoup de travail à accomplir pour concrétiser la réalisation de la programmation. Toutefois, si la température y met du sien, les rues de Québec seront pleines durant tout l’été. L’heure est à la fête et il est évidemment trop tôt pour faire le bilan de l’organisation. Par contre, quand le moment sera venu, il ne faudra pas oublier que les 95 M$ qui auront été investis dans ces célébrations proviennent de nos impôts. Nos élus municipaux, provinciaux et fédéraux devront alors remplir leurs promesses de transparence et faire connaître les responsables et les coûts des nombreux cafouillages qui ont failli ternir l’image de notre ville.

* (Collaboration spéciale Jean-Claude L'Abbée)

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