Julie Robitaille et Marie-Claude Fortin, au coeur du désert du Marco, lors du récent rallye Roses des Sables.
Top 10 pour Délyre du Désert au rallye Roses des Sables
Le passage d’une tempête tropicale juste avant le début du rallye Roses des Sables n’a pas empêché l’équipe locale Délyre du désert, composée de Marie-Claude Fortin et Julie Robitaille, de réaliser un top 10.
Cette pluie abondante qui a quelque peu changé la face du désert du Maroc en remplissant les rivières asséchées, ont forcé les organisateurs à réduire le nombre d’étapes à quatre. Il fallait assurer la sécurité de la soixantaine d’équipes concurrentes.
Malgré tout, Délyre du Désert a pris la 10e position du classement général et la 8e dans la catégorie 4x4. Pas de crevaison, ni d’enlisement ou de trouble mécanique à signaler, seule une épreuve d’orientation leur a donné du fil à retordre.
«Lors de la deuxième étape, alors que nous étions dans un oued (rivière asséchée), de la grêle s’est mise à tombée. Ayant peur que la rivière se remplisse rapidement, nous sommes sorties au mauvais endroit et on a ensuite tourné en rond, faisant ainsi augmenter notre kilométrage. Cette étape nous a fait descendre rapidement dans le classement, alors nous avons été surprises de terminer en 10e position», explique Julie Robitaille, de Loretteville.
Par ailleurs, puisqu’il n’y avait que quatre étapes, plutôt que huit, il devenait plus difficile pour les aventurières de se reprendre à la suite de cette dure journée. Les trois autres étapes se sont toutefois déroulées à merveille.
Pendant celle des dunes, Marie-Claude Fortin, de Lac-Beauport, a pu démontrer ses talents de conductrice, tandis que lors du marathon réunissant les deux dernières étapes, les filles ont su se débrouiller seules dans le désert, pendant deux jours.
Amitié grandie
«L’épreuve du marathon est celle qui me stressait le plus, mais puisque nous avions rencontré des difficultés lors de l’étape précédente, nous connaissions les erreurs à ne pas faire», souligne Julie. Ce dont les deux comparses sont les plus fières, c’est d’avoir su travailler en équipe et faire grandir leur amitié.
Elles ne savent toutefois pas encore si elles relèveront le défi une seconde fois. «C’est une expérience que nous voudrions revivre n’importe quand, mais nous ne sommes pas certaines de vouloir nous réinvestir dans la mise sur pied des nombreuses activités de financement», mentionne Julie.