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L'opposition traite Harper d'hypocrite pour son refus d'enquêter sur Mulroney

Presse Canadienne Article mis en ligne le 5 novembre 2007 à 0:00
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L'opposition traite Harper d'hypocrite pour son refus d'enquêter sur Mulroney
Brian Mulroney. LA PRESSE CANADIENNE/Fred Chartrand/Photo d'archives
OTTAWA - L'Opposition soutient que le premier ministre Stephen Harper fait preuve d'hypocrisie quand il refuse d'enquêter sur les enveloppes pleines d'argent liquide remises à son prédécesseur conservateur, Brian Mulroney, dans des chambres d'hôtel.
M. Harper a rejeté les appels des libéraux à la tenue d'une enquête sur ces transactions remontant aux années 1990, en disant qu'il ne croit pas à la pratique de la chasse aux sorcières contre des adversaires politiques.
Pourquoi alors, font valoir les libéraux, M. Harper a-t-il déjà alloué une somme de 1 million $ pour fouiller tous les contrats de recherche sur l'opinion publique accordés par le précédent gouvernement libéral? Selon le député libéral Robert Thibault, l'explication de cette apparente contradiction est simple: c'est l'hypocrisie la plus complète, a-t-il soutenu en entrevue. S'il croit pouvoir tirer quelque chose de juteux des contrats libéraux de sondage ou de recherche sur l'opinion publique, alors il n'hésite pas, a affirmé le député.
M. Thibault avance que le premier ministre a la responsabilité d'établir si les contribuables canadiens ont injustement payé la facture du dédommagement de 2 millions $ accordé à M. Mulroney en rapport avec l'affaire Airbus.
Dans une lettre datée de 1995 aux autorités suisses, la Gendarmerie royale du Canada avait laissé entendre que M. Mulroney pourrait avoir été impliqué dans une histoire de pots-de-vin impliquant l'homme d'affaires germano-canadien Karlheinz Schreiber en rapport avec des achats d'avions par le gouvernement fédéral. La lettre ayant été rendue publique, M. Mulroney a alors soutenu qu'il connaissait à peine Schreiber, il n'a jamais été accusé et a obtenu son règlement de 2 millions $.
Mais on a appris plus tard que Schreiber avait rencontré M. Mulroney à la résidence d'été du premier ministre et qu'il lui avait remis 300 000 $ comptant au cours de différentes rencontres privées, peu après son départ du pouvoir en 1993.
On a également su que M. Mulroney n'a pas déclaré immédiatement ce revenu au fisc, et qu'il a demandé à Schreiber, en 1999, de ne pas divulguer leurs rencontres passées.
Le gouvernement fédéral a déjà annulé une enquête interne qui aurait déterminé si le versement des 2 millions $ constituait une erreur.
Les conservateurs ont embauché le vérificateur Daniel Paillé, au printemps dernier, pour qu'il examine tous les contrats libéraux de sondage et de recherche sur l'opinion publique.
Les représentants du gouvernement disent qu'ils ont en mains le rapport Paillé depuis le 5 octobre. Jacques Gagnon, un porte-parole du ministre des Travaux publics Michael Fortier, a indiqué que le gouvernement prépare sa réponse au rapport, et que ce rapport et la réaction gouvernementale seront rendus publics dans les prochaines semaines.
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