La rime comme un jeu

Recueil d’histoires pour enfants


Publié le 9 janvier 2017

LITTÉRATURE. De la poésie… pour les petits. C’est ce que l’auteure de Québec Virginie Daries propose dans Rimes et aventures, un recueil d’histoires parsemé de mots «défi» pour que jeunes et moins jeunes apprennent par le jeu.

Dans l’univers de la petite Muguette, les «bucentaures» et les «traquenards» parsèment le voyage. L’auteure Française qui réside aujourd’hui à Val-Bélair signe un recueil d’histoires légères, toutes en rimes, pour faire découvrir la poésie aux enfants et enrichir subtilement leur vocabulaire.

Avant d’éditer son œuvre, Virginie Daries raconte avoir testé ses premiers écrits sur ses garçons: «ce que j’ai aimé, c’est qu’ils se sont vraiment assis, ils ont regardé, écouté avec attention, et qu’après, c’est devenu un jeu et ils en réclamaient encore!». L’auteure s’est assurée d’illustrer abondamment les histoires pour que les enfants – et les parents – puissent faire le lien entre les images et les nouveaux mots qu’ils entendent. Lorsque Muguette part voguer sur un «bucentaure», Virginie Daries fait ainsi le pari que le grand bateau, qui orne la page, pourra aiguiller les lecteurs.

Démocratiser la poésie

Les histoires sont venues d’elles-mêmes, en toute simplicité, raconte l’auteure. Il n’y a pas de leçon ou de message en particulier, mais les aventures de Muguette poussent à réfléchir sur la rencontre avec l’autre et l’entraide, illustre-t-elle. En écrivant son recueil, Virginie Daries a surtout voulu démocratiser la poésie: «On s’en cache un peu, elle est un peu mise de côté, je trouve. Donc, c’est pour ça que j’ai décidé de faire connaître la poésie aux enfants, mais différemment, avec le jeu: leur montrer que ça peut être plaisant.» Qui n’a pas griffonné un peu de poésie à l’adolescence, pour mettre sur papier les émotions d’une première peine d’amour, par exemple, fait-elle valoir. «Donc je ne voulais pas que les enfants se cachent de faire de la poésie et qu’ils soient fiers de ça.»

En faisant parler son personnage principal au «je», Virginie Daries se dit que les enfants pourront par ailleurs entrer plus facilement dans son imaginaire. «La poésie, elle est écrite par une personne, mais chacun l’approprie, la comprend comme il la ressent», ce qui a, selon elle, le potentiel d’ouvrir davantage la porte aux émotions qu’un recueil de contes, par exemple.

«Son» style

Virginie Daries raconte avoir choisi de publier à compte d’auteure après qu’on lui ait dit que ses histoires cadraient plus ou moins dans une «ligne éditoriale». L’auteure admet avoir eu une certaine crainte que ça déplaise. Des lecteurs dont elle a demandé l’avis trouvaient des mots trop compliqués, alors que d’autres y voyaient plutôt une opportunité d’apprendre, rapporte celle qui a bien failli abandonner son projet. «Je n’ai pas envie de me changer moi pour être dans la même ligne que tout le monde, conclut-elle. Je sais qu’il ne plaira pas à tous, mais je sais qu’il a sa place pour apprendre aux enfants!»

Le livre peut être commandé auprès de l’auteure, chez les libraires indépendants ou encore en ligne aux Éditions Première chance.

TC Media