Le jury prend la cause de Xavier Roy en délibéré


Publié le 30 janvier 2017
L'usage d'arme est au centre de l'analyse du jury. (Photo TC Media – Archives)

TRIBUNAL. Le jury composé de huit femmes et quatre hommes a reçu les directives du juge Serge Francoeur, lundi matin, au palais de Québec. Il a ensuite entrepris ses délibérations dans la cause de Xavier Roy, ce jeune homme de 19 ans accusé notamment de tentatives de meurtre sur d'ex-collègues du IGA de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier.

Au cours d'une longue adresse aux jurés ayant duré toute la matinée, le magistrat a rappelé l'essentiel des faits mis en preuve. Il a également fait état des principaux témoignages avant de résumer la théorie de chacune des parties au procès. Enfin, il a référé aux rapports des experts en psychiatrie.

D'une part, le Dr Juan Negrete, appelé par la Défense, a dit avoir constaté chez Roy des signes démontrant qu'il a pu subir une dissociation de la personnalité lors des événements. Le cas échéant, cela atténuerait sa responsabilité criminelle. D'autre part, le Dr Sylvain Faucher, convoqué par la Couronne, a signifié que malgré l'arrêt de sa médication pour sa condition de TDAH (trouble de déficit de l'attention avec hyperactivité) et sa consommation de cannabis, l'accusé était conscient de ses actes. Selon lui, le déroulement montre un haut degré d'organisation.

«Il appartient au jury de déterminer si les témoignages entendus sont crédibles. La priorité va aux intentions derrière les actes reprochés. À cet égard, l'usage des armes est au cœur de l'analyse des faits. C'est à la Couronne de vous convaincre hors de tout doute raisonnable», a expliqué le juge Francoeur.

Rappel des faits

Xavier Roy est accusé d'un chef de déguisement, d'un chef d'usage d'une fausse arme à feu, de deux chefs de séquestration et de deux chefs de tentative de meurtre. Au lendemain de sa démission, le 12 juin 2015, il est allé s'acheter un pistolet à plomb et un couteau de chasse. Ensuite, il s'est réfugié dans une salle d'employés du IGA de Sainte-Catherine. Après la fermeture, vers 22h, il a surgit masqué et a agressé deux employés. Identifié par les victimes, il a été arrêté chez ses parents.

Le travail de délibération du jury s'est donc amorcé, lundi après-midi. Après leur avoir remis les arbres décisionnels, le magistrat les a invités à rendre un verdict. Il leur a soumis trois principales possibilités, soit culpabilité pour tentative de meurtre, ou voies de fait graves, ou encore agression armée causant des lésions, sinon l'acquittement. Cette dernière option reste la moins plausible puisque l'accusé a reconnu l'essentiel des faits.

TC Media