Xavier Roy sera évalué afin de déterminer sa peine


Publié le 21 février 2017

Xavier Roy fera l'objet d'un rapport présentenciel avant de déterminer sa peine.

©(Photo gracieuseté)

TRIBUNAL. Déclaré coupable d'une agression contre deux ex-collègues du IGA de Sainte-Catherine, Xavier Roy fera l'objet d'une évaluation avant de déterminer sa sentence. La Défense a requis la confection d'un rapport présentenciel avant les observations sur la peine.

La requête a été déposée, mardi, par l'avocat de Roy, Me François Cauchon. Ce dernier estime qu'il sera utile de mieux connaître son client, autant avant qu'après le crime qu'il a commis. La demande a été appuyée par le procureur de la Couronne, Me René Verret. Il considère aussi qu'il y a lieu de dresser un portrait du jeune homme d'à peine 19 ans, pour déterminer ses besoins et, surtout, le suivi nécessaire pour réintégrer la société.

Le juge Serge Francoeur a aussitôt accordé la requête soutenue par les deux parties. Il les a conviées pour les représentations sur la peine, le 7 juin prochain. Le délai est nécessaire pour que le service probatoire complète son rapport présentenciel détaillé. Précisons que Roy s'expose à une peine variant entre 6 mois à 5 ans pour avoir été jugé coupable des 6 chefs d'accusation retenus contre lui, dont deux pour tentative de meurtre.

Rappelons qu'au lendemain de sa démission, le 12 juin 2015, Roy s'était rendu au Canadian Tire de Sainte-Foy pour acheter un pistolet à plomb et un couteau de chasse. Il était ensuite revenu au supermarché IGA de Sainte-Catherine, en fin de soirée, pour se cacher en attendant la fermeture à 22h. Surgissant déguisé, il a agressé violemment deux employés avant de s'enfuir et d'être arrêté chez ses parents non loin du lieu de travail.

Incarcéré depuis son arrestation, le jeune homme est demeuré détenu depuis le début des procédures judiciaires. De façon informelle et provisoire, le juge Francoeur a déjà fixé la date pour rendre sa décision au 30 juin. Son intention est que le dossier soit clos avant les vacances estivales, au bénéfice autant de l'accusé que des victimes.

Reste que le délai de 30 jours pour faire appel n'est pas écoulé depuis le verdict du 31 janvier. La Défense étudie toujours cette option.

TC Media