Pas d'appel pour l'agresseur du IGA de Sainte-Catherine


Publié le 13 mars 2017

Xavier Roy a été reconnu coupable notamment de tentatives de meurtre. Une histoire survenue le 12 juin 2015 au IGA des Sources de Ste-Catherine de la Jacques-Cartier.

©(Photo TC Media - Archives)

TRIBUNAL. Parmi les dossiers qui ont animé le palais de justice de Québec, en ce calme lundi du retour de la relâche scolaire, celui de Xavier Roy suivra son cours. Il n'y aura pas d'appel du verdict de culpabilité pour le jeune qui a agressé violemment ses ex-collègues du supermarché IGA de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier en juin 2015.

L'information a été confirmée par l'avocat de la Défense, Me François Cauchon. Le délai de 30 jours pour en appeler du verdict rendu le 31 janvier dernier est officiellement écoulé. Il estime qu'il pourra plaider afin d'obtenir une sentence qui tiendra compte du potentiel de réhabilitation du jeune homme de 19 ans et du suivi nécessaire pour réintégrer la société.

Déclaré coupable d'une agression contre deux ex-collègues du IGA de Sainte-Catherine, Xavier Roy fera l'objet d'une évaluation avant de déterminer sa sentence. La Défense a requis la confection d'un rapport présentenciel avant les observations sur la peine. Le but est de mieux connaître son client, autant avant qu'après le crime qu'il a commis après avoir quitté son emploi en raison d'actes d'intimidation répétés.

Le juge Serge Francoeur a convié les parties pour les représentations sur la peine, le 7 juin prochain. Le délai est nécessaire afin que le service probatoire achève son rapport présentenciel détaillé. Précisons que Roy s'expose à une peine variant entre 6 mois à 5 ans pour avoir été jugé coupable des 6 chefs d'accusation retenus contre lui, dont deux pour tentative de meurtre.

Rappelons qu'au lendemain de sa démission, le 12 juin 2015, Roy s'était rendu au Canadian Tire de Sainte-Foy pour acheter un pistolet à plomb et un couteau de chasse. Il était ensuite revenu au supermarché IGA de Sainte-Catherine, en fin de soirée, pour se cacher en attendant la fermeture à 22h. Surgissant déguisé, il a agressé violemment deux employés avant de s'enfuir et d'être arrêté chez ses parents non loin du lieu de travail.

Ramené pour vol à l'étalage

En liberté conditionnelle après avoir purgé sa peine pour homicide involontaire après avoir ébouillanté à mort un patient d'un CHSLD de Québec, Marc Laquerre est revenu devant le Tribunal pour un vol à l'étalage mineur dans un magasin Simons. L'homme dans la soixantaine a démontré qu'il s'est repris en main. Le résident au Centre de transition Le Pavillon a suivi avec succès une thérapie pour gérer ses problèmes de consommation et de comportement.

Le juge a salué ses efforts en précisant qu'il était la preuve que lorsqu'on veut s'en sortir, il y a moyen de le faire. La suggestion commune des parties a été acceptée en faveur d'un sursis de sentence de 2 ans assorti d'un suivi de 18 mois. Il lui est également interdit de se trouver dans un magasin Simons durant sa nouvelle période de probation.

Violence conjugale dénoncée

Le juge Gilles Garneau a vertement rabroué un individu qui a violenté sa conjointe. Avant d'approuver la suggestion commune proposant un sursis de sentence de 2 ans, le magistrat a demandé à Frédéric Guertin des explications pour ses gestes. «Vous devez vous sentir brave d'avoir frappé votre conjointe», a-t-il questionné sans détour. Avant d'ajouter, en se faisant confirmer que l'agression avait eu lieu devant leur enfant, «vous savez que les enfants apprennent de l'exemple qu'on leur donne.»

Regardant le prévenu âgé de la vingtaine dans les yeux, le juge Garneau a terminé en précisant : «une chance que l'accusation de voies de fait causant des lésions a été retirée, sinon c'est la prison qui vous attendait.» La peine suspendue se complète d'un suivi de 12 mois, ainsi que d'une obligation de donner suite à une recommandation de thérapie pour hommes violents. S'ajoute aussi une interdiction d'importuner son ex-conjointe, avec qui il maintient des liens pour le partage de la garde de leur enfant.

TC Media