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Une sordide tentative de meurtre le mène à l'ombre 7 ans


Publié le 2 août 2017

Porte de prison.

©(Photo TC Media - Archives)

JUSTICE. Ex-étudiant en techniques policières ayant voulu mettre en pratique ses connaissances pointues pour se débarrasser de son ex-conjointe, Vincent Langlois-Laroche a été condamné à 7 ans de pénitencier. La décision est tombée durant le mois de juillet, au terme de longues procédures tenues au palais de justice de Québec.

Les faits reprochés au jeune homme de 27 ans se sont déroulés en juin 2014. Profitant de la noirceur de la nuit, il avait attaqué cagoulé sa petite amie de 22 ans, alors qu'elle se rendait à sa voiture après son quart de travail comme infirmière au Centre hospitalier de l'Université Laval (CHUL).

Au cours du procès, retardé à plusieurs reprises parce que l'accusé changeait d'avocat ou demandait des délais pour revoir sa défense, il a été démontré que Langlois-Laroche avait planifié son délit dans les moindres détails. Les policiers ont même retrouvé sur lui une liste des étapes à suivre et des objets à utiliser pour réaliser le crime parfait.

Le prévenu avait poussé l'audace jusqu'à placer un traceur GPS sur la voiture de la victime, pour suivre à la trace ses déplacements. Lors de l'attaque fatidique, l'arrivée d'un passant qui a entendu les cris de la jeune femme a fait fuir l'assaillant. Pendant que le bon samaritain portait secours à la victime ensanglantée, celle-ci a indiqué qu'elle croyait avoir reconnu la voix de son ex-conjoint. Un détail qui avait mis la police sur la piste du suspect arrêté dans les heures qui ont suivi l'agression violente.

Reliquat de 5 ans

En rendant sa décision, la juge Chantale Pelletier s'est interrogée sur les motifs derrière un délit aussi grave de la part d'un individu présentant autant de potentiel personnel, familial et social. Elle estime qu'avec de l'aide et des thérapies, le jeune homme sans antécédents judiciaires pourrait redevenir un actif pour la société.

Considérant que Langlois-Laroche a purgé l'équivalent de 25 mois de détention provisoire depuis son arrestation, la peine résiduelle se trouve réduite à 5 ans de pénitencier. La peine imposée par la juge Pelletier se trouve mitoyenne entre les suggestions de la Couronne, qui réclamait 12 ans, et de la Défense, qui estimait que le temps purgé équivalent à 2 ans était suffisant.

TC Media