La nouvelle vie de Kevin Roy

Après le Nebraska et le Massachusetts, sa carrière l’envoie en Californie


Publié le 17 août 2016

HOCKEY. Après quatre saisons avec l’Université de Northeastern, Kevin Roy est maintenant prêt à faire le saut chez les professionnels dans l’organisation des Ducks d’Anaheim, formation de la LNH qui l’a sélectionné en 4e ronde lors de l’encan 2012.

Certes, le résident du Lac-Beauport devra s’habituer à un calibre de jeu plus élevé, mais également à une nouvelle vie. Exilé aux États-Unis depuis 2009 où il y mène la vie d’un étudiant-athlète, le voilà maintenant dans le monde des adultes.

À moins d’une surprise, il évoluera dans la Ligue américaine avec les Gulls de San Diego, le club-ferme des Ducks dans la Ligue américaine (LAH).

«Je suis prêt à franchir cette étape, celle de devenir un professionnel. Je vais travailler très fort pour aider l’organisation et faire ma place», a dit l’homme de 23 ans, à la charpente de 5’9 et 174 lbs.

Cela signifie qu’il sera également séparé de son grand frère Derick pour la première fois depuis belle lurette. À Northeastern, ils étaient coéquipiers et co-chambreurs.

Contrairement à plusieurs de ses nouveaux coéquipiers, Roy ne dépend pas du hockey. Sa carrière pourrait se terminer demain matin, et il ne serait pas mal pris pour autant.

«C’est exactement pour cette raison que j’ai choisi d’aller dans la NCAA [plutôt que dans la LHJMQ]», a dit ce bachelier en psychologie qui n’exclue pas la possibilité de se spécialiser dans ce domaine dans un avenir pas si lointain.

Dernière année en montagnes russes

L’été dernier, l’entraîneur-chef Jim Madigan a fait de Kevin Roy son capitaine pour la conclusion de son stage universitaire. Un titre que le principal intéressé a pris avec honneur, mais il avoue s’être mis trop de pression sur les épaules.

La saison avait très mal débuté pour les Huskies, n’enregistrant que deux victoires en 14 joutes (2-11-1). Puis, Roy s’est blessé, et tranquillement, le vent a tourné.

«Pendant ma blessure, j’ai pu prendre du recul. À mon retour, je suis redevenu moi-même et les choses se sont bien déroulées.»

En effet, les ouailles de Madigan n’ont perdu que trois de leurs 27 dernières joutes, terminant l’année parmi les meilleures formations du pays de l’Oncle Sam.

Un talent naturel

À l’âge de 13 ans, le produit de l’Académie Saint-Louis participe à un concours d’habiletés dans le Maine. Pensant auditionner à Poudlard, l’adolescent y va de feintes magistrales. Sans le savoir, un spectateur filme et met la vidéo en ligne sur YouTube. Le compteur s’est rendu à 1,4 million de visionnements.

À l’été 2015, il récidive au camp de développement des Ducks en passant son bâton entre les jambes pour loger le disque dans le haut du filet.

«J’ai développé mes habiletés en grandissant. Quand je fais ça dans un match, c’est purement instinctif.»

Québec Hebdo