Une « urgence » selon la FPSS‑CSQ
La Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS‑CSQ) presse le gouvernement péquiste d’allouer 28 millions de dollars dès cet automne pour faire face à « l’urgence » de la violence en milieu scolaire au Québec. Le président de la FPSS‑CSQ, Éric Pronovost, a tenu un point de presse à Québec, le 26 octobre, pour présenter la compilation syndicale.
« C’est urgent au Québec », a fait valoir le président de la Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS‑CSQ), Éric Pronovost.
La FPSS‑CSQ affirme avoir recensé près de 30 000 gestes de violence au cours de l’année scolaire 2025‑2026, et soutient que ce nombre augmente d’année en année. Le syndicat précise que les types d’incidents vont des coups et morsures jusqu’au lancer de projectiles, en soulignant des comportements plus « sournois » au secondaire, notamment des violences à caractère sexuel et des menaces visant le personnel et leurs familles.
- Groupes les plus touchés : techniciennes en éducation spécialisée (TES), éducatrices en milieu scolaire, préposées aux élèves handicapés et surveillantes d’élèves.
- Demandes du syndicat : embauche de personnel, plus de prévention, interventions rapides, soutien pour victimes et élèves, collecte uniforme des incidents.
Selon les chiffres avancés par la FPSS‑CSQ, le nombre de journées d’absences liées au problème a doublé entre 2020‑2021 et 2024‑2025. Le syndicat a fourni les données suivantes :
| Période | Journées d’absences |
|---|---|
| 2020‑2021 | 76 200 |
| 2024‑2025 | 152 000 |
Éric Pronovost a dénoncé les réactions qu’il juge insuffisantes de certaines directions d’école, estimant que celles‑ci tenteraient de « diminuer la situation ». Il a aussi illustré le besoin d’équipement de protection au primaire — manchons et jambières — en ajoutant que « ce n’est pas des gardiens de but qu’on a besoin au Québec ! »
La FPSS‑CSQ interroge enfin l’efficience du plan d’action présenté en 2023 par le gouvernement de la Coalition avenir Québec, affirmant que « ça n’a servi à rien », selon les propos rapportés du président syndical. Le syndicat réclame une somme équivalente à celle récemment débloquée par le premier ministre pour l’itinérance, afin de financer l’embauche et les mesures de prévention dans les écoles.