Une mobilisation rapide après une provocation devenue campagne
Un appel aux dons lancé par le maire de Québec, Bruno Marchand, a permis de récolter plus de 60 000 $ en quelques jours au profit du refuge pour sans‑abri Lauberivière. Le don massif survient après la diffusion d’une photo de tuques portant une inscription injurieuse visant le maire, transformée en levier de collecte.
Les faits remontent au 15 octobre, lorsque le maire inaugurait une nouvelle piste cyclable et qu’un automobiliste l’a insulté. Un commerçant de Québec, Richard Poulain, a ensuite commencé à vendre des tuques portant la même phrase au prix de 19,99 $.
« Une telle explosion des dons en 48 h c’est exceptionnel », a déclaré Éric Boulay, directeur général de Lauberivière.
La réaction de Bruno Marchand a été de publier une photo des tuques sur ses réseaux sociaux accompagnée d’un appel à donner : texter le mot « vie » au 41 010, un code associé à un don de 20 $ pour Lauberivière. Selon Éric Boulay, l’organisation utilise ce mécanisme depuis environ trois ans, notamment lors des grands froids.
- Montant recueilli : plus de 60 000 $ en quelques jours
- Prix de la tuque : 19,99 $ (commercialisée par Richard Poulain)
- Montant par texto : 20 $ par envoi du code « vie » au 41 010
- Objectif annuel : 1,7 million $ (campagne annuelle de Lauberivière)
Lauberivière avait initialement prévu de lancer sa campagne annuelle de financement le vendredi suivant l’événement; la forte affluence de dons a devancé ce calendrier et provoqué un lancement anticipé. L’organisme espère maintenant amasser 1,7 million $ au cours de l’année.
Le récit médiatique a aussi connu d’autres rebondissements : un animateur de Radio X s’est excusé, selon La Presse, sans que des détails supplémentaires figurent dans la dépêche.
| Élément | Valeur |
|---|---|
| Dons recueillis en 48 h | + 60 000 $ |
| Prix de la tuque | 19,99 $ |
| Don par texto | 20 $ |
| Objectif annuel | 1,7 million $ |
Éric Boulay qualifie la montée de dons d’« exceptionnelle » et souligne que Lauberivière utilise ce type d’outil de collecte « surtout dans des moments particuliers, comme des grands froids ». L’afflux de contributions intervient alors que l’organisme s’apprêtait à mobiliser ses donateurs pour la campagne annuelle.