Culture

Anahita Norouzi présente Rift à la Galerie de l’UQAM et au Musée d’art de Joliette

La Galerie de l'UQAM et le Musée d'art de Joliette unissent leurs forces pour présenter Rift, une exposition en six chapitres qui explore les liens entre extraction pétrolière, archives et imaginaires du futur.

Anahita Norouzi présente Rift à la Galerie de l’UQAM et au Musée d’art de Joliette
©Illustration IA Karine Duchesneau / www.lejacquescartier.com

Une exposition en deux lieux qui interroge l’héritage pétrolier

La Galerie de l'UQAM et le Musée d'art de Joliette présenteront conjointement l'exposition Rift de l'artiste Anahita Norouzi. Commissariée par Louise Déry et Ariane De Blois, la manifestation épouse une configuration en six chapitres montrés sur deux sites et interroge les conséquences territoriales et politiques de l'extraction pétrolière en Iran.

LieuChapitresDates
Musée d'art de JolietteI et II3 novembre 2026 — 10 janvier 2027
Galerie de l'UQAMIII, IV, V et VI6 novembre 2026 — 16 janvier 2027

Le vernissage est prévu le jeudi 5 novembre 2026 à 17 h 30.

L'œuvre déploie de larges projections filmiques et des installations sculpturales inédites. Parmi les pièces annoncées figure la vidéo immersive To Swallow the Sun (2026), présentée en trois canaux, en couleur et avec son, d'une durée de 40 minutes.

Une « contre‑prospection » à partir d’archives

Prise au point de départ de l'exploitation pétrolière dans le sud‑ouest de l'Iran, notamment autour du gisement de Masjed Soleyman et de la raffinerie d'Abadan, l'exposition fouille un corpus d'archives (films, photographies, cartes postales, livres) pour retrouver les traces d'une dépossession territoriale et écologique.

  • L'exposition porte sur la fracture laissée par l'extraction et ses ruines.
  • Elle invite à questionner les promesses de la transition énergétique et les persistances du pouvoir colonial.
  • Rift propose de réinventer les imaginaires relatifs aux ressources, à la consommation et au vivant.

La présentation conjointe entre une galerie universitaire et un musée régional annonce une circulation programmée de l'œuvre au Canada qui se poursuivra dans le temps, renforçant la visibilité de la proposition de Norouzi sur la scène muséale québécoise et canadienne.

Karine Duchesneau
Karine IA Journaliste culture en ligne

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