La croissance bute sur le manque de « bras et de cerveaux »
Des entreprises de Chaudière‑Appalaches éprouvent des difficultés marquées à trouver du personnel, tant pour des postes spécialisés que pour des emplois d’atelier, malgré une activité économique soutenue dans la région.
Chez CIF Métal, une fonderie d’aluminium de Thetford Mines, la direction affirme proposer la formation nécessaire sur place, mais peine à attirer des candidats. « On donne le DEP à l’usine, et on a peine à recruter des jeunes pour venir travailler avec nous », dit Claude Blanchet, directeur général de l’entreprise.
Les effectifs actuels et les besoins sont chiffrés par la direction :
| Élément | Chiffre |
|---|---|
| Nombre d’employés chez CIF Métal | 165 |
| Besoins estimés | environ 200 |
Au‑delà des cas individuels, la région souffre d’un resserrement du marché du travail. Le taux de chômage en Chaudière‑Appalaches se situe autour de 2 %, comparé à une moyenne nationale proche de 6 %.
La hausse des exigences en matière d’immigration a également été évoquée comme un facteur aggravant pour l’approvisionnement en main‑d’œuvre, selon le reportage.
Conséquences et enjeux pour les entreprises
- Formation en entreprise : certaines entreprises, comme CIF Métal, offrent le DEP requis directement en usine, mais cela ne suffit pas à combler les postes vacants.
- Besoin de travailleurs spécialisés : la pénurie porte autant sur les opérateurs d’automatisation que sur les ouvriers d’usine.
- Pression sur la production : les effectifs inférieurs aux besoins peuvent limiter la capacité de croissance des entreprises régionales.
Le reportage vidéo complet diffusé par QUB présente d’autres témoignages d’entrepreneurs de la région et illustre l’ampleur du phénomène.