Une résidente de 84 ans hébergée au CHSLD de Wendake est décédée des suites d’une infection urinaire en août 2026 après que son équipe de soins ne l’ait pas avisée immédiatement, conclut le rapport du coroner Donald Nicole et une enquête du Commissariat aux plaintes de Santé Québec Capitale-Nationale, rapportés par Le Journal.
Chronologie et constat du coroner
Selon le rapport, les symptômes d’une infection urinaire sont apparus le 5 août 2026. La médecin de famille n’a été avisée que cinq jours plus tard, moment où des antibiotiques ont été prescrits. La femme, identifiée dans les documents comme Lise Martel, est morte trois jours après le début du traitement, après avoir reçu des soins de confort.
Le coroner Donald Nicole attribue le décès aux « conséquences d’un sepsis urinaire ». Le rapport évoque des épisodes de fièvre, de vomissements, des détresses respiratoires et une détérioration rapide de l’état général pendant les jours où la patiente était malade sans traitement.
« Les inconforts, les agitations, la détérioration de l’état général et la détresse respiratoire difficilement contrôlable de [M me Martel] auraient potentiellement pu être évités si [la médecin] avait été avisée dès le 5 ou 6 août », conclut le coroner Donald Nicole.
Enquête administrative et lacunes pointées
Outre le coroner, une enquête menée par le Commissariat aux plaintes de Santé Québec Capitale-Nationale relève des manquements professionnels, des pertes de temps et des lacunes dans le jugement du personnel ayant participé à la prise en charge. Le CHSLD de Wendake, ouvert en 2022 et sous la responsabilité de la Nation huronne-wendat, a été sévèrement blâmé dans ces documents.
- Symptômes initialement observés le 5 août 2026;
- Avis à la médecin de famille intervenu cinq jours après l’apparition des symptômes;
- Prescription d’antibiotiques puis décès trois jours après le début du traitement;
- Rapport du coroner confirmant un sepsis urinaire comme cause du décès;
- Enquête administrative dénonçant des manquements et un jugement professionnel insuffisant.
Le dossier souligne la vulnérabilité particulière de la résidente, qui souffrait d’Alzheimer et était dans l’incapacité de communiquer à voix haute, un facteur mentionné dans l’évaluation du coroner et des enquêteurs.
Le rapport et l’enquête, obtenus et publiés par Le Journal, mettent en lumière des failles dans la surveillance et la communication au sein de l’établissement au moment des faits.